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Lun 3 Jan - 2:28

Won't Get Fooled Again - ft. Jim Nightingale
« Nous vivons dans un monde imaginaire, un monde d'illusions. Le plus grand défi de la vie est de trouver la réalité. »Iris Murdoch.

Tic. Tac. Le tintement des aiguilles de sa montre résonne dans la nuit, écho régulier avec le mécanisme de l’immense horloge de la place – rappel constant du temps qui passe et de celui qui reste à passer. Tic. Tac. La sinistre mélodie tourne en boucle, pareille à un vieux disque rayé ; dissocie les sons qui nourrissent pourtant son intérêt – déjà étouffés par les bruits de la ville qui ne dort jamais. Tic. Tac. Sur un même rythme, de fines gouttes d’eau commencent à tomber par milliers, glissent sur les toits, dans les rigoles et disparaissent ensuite dans l'immense marre qui se forme sur le ciment sale. Une brise froide s’immisce entre ses cheveux, trouve son chemin sur son visage et glisse comme un frisson dans son cou. Leon remonte son col, souffle entre ses mains. L’hiver bientôt aura passé son temps, mais la fraicheur des nuits persiste encore dans ses derniers instants. Le lycanthrope silencieux ouvre la doublure de sa veste et en sort un cigare de bonne qualité – dont la fumée se mêle bientôt à l'air déjà contaminé.

Une ombre se déplace sur les trottoirs de Bourbon Street, entre dans la vieille bâtisse non loin d’ici. Le son de ses pas se noie au milieu de cette douce cacophonie, mais Coyote est bien conscient du mouvement au coin de sa vision. Pour autant il reste accoudé au belvédère qui lui sert d’abri, immobile, sans jamais décrocher son regard de la marée humaine – fasciné par ce sordide ballet de lumières floues qui se joue dans la brume.  

***
Bien que les lycanthropes de la Nouvelle Orléans se tiennent généralement à bonne distance des affaires du monde obscur, le berceau mondial du surnaturel ne laisse aucune place à la banalité, et les enfants de la lune n’en font pas exception. Mais à l’heure où le fantastique devient ordinaire, certains évènements se détachent toujours de cette masse qui forme la banalité, et apportent leurs lots de questions et appréhensions.

Au cours des deux derniers mois, cinq loups sont tombés malades, dont trois qui ont perdu le contrôle de manière soudaine et inexpliquée. Si dans un premier temps cela ne touchait que de jeunes loups, donc moins aptes à résister à leurs pulsions animales, le dernier en date était expérimenté et a péri sous les dagues d’un shadowhunter ; une situation passée d’inquiétante à alarmante. A l’heure actuelle, la source de ces changements d’état reste un mystère, mais au Petit Théâtre Oskar bataille pour que les chasseurs d’ombres leur rapportent la dépouille de leur frère, pour qu’Anita puisse faire des analyses. Ils craignent un empoisonnement, mais quel poison est capable d’atteindre les lycanthropes, et de se propager de cette manière ?

De son côté, l’aîné Petersen a décidé de se rendre, le soir même, sur les lieux où le fils Nightingale a abattu feu le membre de la meute. Il a peu de chances de trouver les réponses à ses questions, il en est bien conscient, mais c’est toujours mieux que de ne rien faire ; il aurait aimé que ce soit fait si c’était lui qui était tombé au combat, ne serait-ce que pour vérifier la version donnée par le chasseur d’ombres.

Voilà donc bien une vingtaine de minutes que Leon quadrille le petit parc, à l’angle du cimetière municipal. Truffe au sol et oreilles aux aguets, attentif au moindre son, à la moindre odeur ; exacerbés par sa forme canine. La forme lupine lui permet également une certaine discrétion, son pelage gris - très proche des loups européens - lui permet de se fondre facilement dans les ombres de la nuit, tandis que la légèreté de ses pas étouffe eux aussi sa présence. Pourtant, outre les centaines de tombes plus loin, il n’y a personne dans le coin à cette heure-ci. C’est peut-être ce qui a conduit le lycanthrope malade dans cette zone en premier lieu, lorsqu’il a senti la perte de contrôle arriver, et se trouvant trop loin de la meute. Manque de chance pour lui, à cette heure-ci la veille, le parc n’était pas aussi vide que présentement.  

Tout ce que trouve Coyote au final, c’est un reste de sang coagulé et une odeur d’aconit ; sauf que si sa présence faisait partie des théories qu’il voulait explorer, l’aconit à sa connaissance ne provoque pas de tels symptômes. Qui sait, avec tous ces plants décoratifs que le maire terrestre de la Nouvelle-Orléans semble avoir éparpillés un peu partout sur les places publiques et dans les parcs, l’odeur ne fait peut-être pas vraiment partie de l’équation, bien qu’il ait des doutes sur une telle coïncidence. Ce n’est pas comme s’il comptait goûter le sang après tout, ou ne serait-ce que le toucher ; il ne manquerait plus qu’il soit lui-même infecté et se fasse tuer, ou pire, arrêter, après son dernier séjour dans les prisons de l’institut. Bien qu’il doute, peut-être à tort, qu’il ne puisse lui-même perdre l’emprise sur ses dons, lui Coyote, l’un des loups les plus craints de Louisiane.

C’est en réalité lorsqu’il quitte le parc, qu’il fait la plus grande découverte. Si tant est que l’on puisse parler de découverte, lorsque cette dernière ne suscite que des questions, sans aucune réponse.

Peut-être que s’il n’avait pas été sous sa forme animale, il serait passé à côté. Pourtant là, elle est bien présente, alors qu’il longe le cimetière pour rejoindre le Théâtre. Mais dans les airs flotte une forte odeur d’ail, qui chatouille ses narines délicates et manque de le faire éternuer. Il aurait pu passer son chemin, tout simplement ; mais Leon n’est pas ce genre de personnes, il aime posséder toutes les clés de la connaissance, et se trouve être particulièrement intéressé par tout ce qui sort de l’ordinaire en particulier lorsqu’il enquête sur quelque chose. Quitte à tomber sur des gamins un peu trop accros aux dessins animés, qui jouent les chasseurs de vampires avec un bouquet d’ail autour du cou. Alors le loup saute par-dessus la grille, ironiquement juste au-dessus de la pancarte “interdit aux chiens”, pour entrer silencieusement dans l’enceinte des morts.

Pas besoin de suivre la piste bien longtemps ceci dit, puisqu’il tombe rapidement sur une forme dans la nuit, seule, debout près d’une stèle érigée. L’homme, de ce qu’il distingue, se contente de regarder le nom gravé devant lui, la tête basse et les épaules lasses. Petersen serait presque tenté de repartir aussi furtivement qu’il est arrivé, pour le respect de l’intimité de cet instant, presque. Il y a un détail qui le chiffonne cependant : pourquoi une odeur d’ail aussi forte ? Même si l’homme en avait mangé une gousse entière, le parfum ne serait pas aussi agressif pour lui. Et puis, il y a cet élément qui lui revient : Oskar a toujours été le plus assidu des deux aux choses apprises de leur mère, et de tous ces recueils que la famille Petersen a entretenus depuis son arrivée au pays. Son frère lui a un jour appris que les potions de morphing pouvaient sentir l’ail avec une telle intensité. Il est vrai qu’à mieux regarder, bien qu’il ne puisse pas vraiment distinguer le visage de l’homme seul de sa position éloignée, celui-ci semble un peu difforme, comme si peu à peu il voulait reprendre sa forme initiale. Si son intérêt n’était jusqu’ici que titillé, cette fois-ci, il est piqué à vif. Qui utiliserait une potion de ce genre, aussi rare soit-elle, simplement pour se rendre dans un cimetière vide en soirée ?  

L’homme touche effectivement son visage, comme pour se rendre compte de son masque qui commence seulement à se dissiper ; et puis s’en va. Le loup à l’oreille déchiquetée attend cinq bonnes minutes avant de s’approcher de la pierre tombale pour en lire l’épitaphe.

Un grognement vibre au fond de sa gorge. Non, ce n’est pas possible, ça ne peut pas être...

“Sully Nightingale”.


***
Coyote plisse les yeux, tire une bouffée de fumée sur son cigare. Lorsqu’il est entré dans l’Old Absinthe House, Jim Nightingale n’a pas regardé dans sa direction, ni même agit dans une quelconque reconnaissance : il a simplement marqué un bref arrêt, à la porte, juste avant d’en passer le pas. Et pourtant, cette petite pause, aussi subtile puisse-t-elle sembler, il sait parfaitement l’interpréter. Le loup-garou esquisse l’ombre d’un sourire : c’est une invitation. Il est temps de mettre un terme à cette comédie, et de jouer cartes sur tables.

Voilà une bonne semaine qu’ils dansent le même tango, après cette rencontre fortuite au cimetière : des traques bien un peu hasardeuses d’odeur d’ail frais dans les quartiers neutres, à la recherche des personnes qui se procurent en grande quantités de l’ichor de démon métamorphe au shadow market. Depuis l’instant où il a fait parler ce sorcier qui a confirmé ses doutes en reconnaissant l’un des partisans connus de l'ennemi public numéro un, Petersen a commencé à le suivre avec le faible espoir de peut-être découvrir le plan qu’il prépare – en espérant qu’empoisonner des loups garous n’en fasse pas partie. Après tout, on n’apprend pas au vieux singe à faire la grimace, et le frère de l’alpha sait assurément que si le néphilim le plus recherché de Louisiane revient poser bagages en son sein, ce n’est pas un hasard. Mais voilà qu’ici, à Bourbon Street, se termine la traque.

Leon lève la tête, laisse échapper un nuage de fumée puis remonte nonchalant le col de sa veste. Seulement maintenant, il se redresse de la rambarde du belvédère et frotte les manches de son manteau, barre de tabac coincée entre ses dents. Puis à son tour, il se dirige vers l’entrée de la vieille bâtisse : décliner une telle invitation, n’est pas digne de sa personne.

L’ambiance à l’intérieur est totalement différente de l’extérieur, bien plus chaude et boisée que le vent hivernal. Quelques habitués pour la plupart, déjà à moitié alambiqués, parmi lesquels se camouflent peu subtilement une trinité de touristes probablement perdus. Mais c’est au comptoir que se porte son intérêt, ou plutôt l'homme assis sur l’un des tabourets qui lui montre le dos de sa veste, un second tabouret explicitement tiré à côté de lui. Leon s’approche, sur ses gardes.

Jim Nightingale. La bête noire de l'institut de la Nouvelle Orleans, l’homme qui a assassiné Kayden Winterscar et semé un chaos monstre il y a de ça quelques années. Ceux qui étaient là à l’époque connaissent son histoire et ses faits d’armes, tout comme ils connaissent sa position à propos des downworlders.  

Petersen jette sa veste sur le comptoir, s’assoit sur le tabouret vacant et fait signe au barman de lui servir un verre. Son voisin ne lui porte pas la moindre attention, tout comme lui ne lui en offre pas ; et pourtant, il peut imaginer le petit sourire narquois sur son visage. Les deux hommes restent ainsi silencieux quelques minutes, sans même faire mine de se reconnaître. Cigare coincé entre deux doigts qui tiennent son verre, l’enfant de la lune prend finalement une gorgée de ce délicieux nectar, et fouille une nouvelle fois dans la poche intérieure de sa veste d’où il sort un nouveau Havane qu’il fait glisser sur la surface froide du bar, en direction de Jim. Toujours sans un regard.  

L’exil vous va à ravir, cher ami. Il appuie les deux derniers mots de sa phrase en français, avant de lâcher la prise de l’objet de son troc.  

Qui sait, peut-être qu’avec un peu de chance, le tabac lui apportera quelques mauvaises surprises, avec son organisme non immunisé.

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Leon Petersen
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Allégeance : Oskar Petersen
Meute : Petersen
Armes : Force brute

Origines : Américain / europe
Âge : 55 ans
Métier : Producteur de théâtre
Résidence : Royal Street
Orientation : Homosexuel
Statut civil : Célibataire
Généalogie :
Oskar Petersen + frère cadet
TAHLIA WHITTLE + fille adoptive
Henry Petersen + neveu
Anecdotes : Leon est gaucher + participe souvent aux soirées poker

Feuille de personnage
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Dim 30 Jan - 19:39
Won’t get fooled again temps
Une certaine nostalgie avait étreint le cœur de Jim, en revenant à la Nouvelle-Orléans. Les souvenirs d’une ancienne vie semblaient refaire surface, tandis que ses pas s’étaient longuement perdus le long du fleuve Mississippi. Bien que certains, il aurait largement préféré les noyer au fond de la vase, pour ne plus jamais y repenser.
Son ancien frère d’arme en faisait partie. Traitre à sa cause, traître au lien qui les unissait à l’époque, aussi inséparable que les doigts d’une main. Pendant un moment, il avait eu l’impression d’avoir été amputé d’un membre. D’avoir perdu la moitié de lui-même. Cependant, la séparation d’un parabatai, semblait bien moins douloureuse que celle de son amour, gravé au fer rouge dans ses chairs.
Son visage avait longuement hanté son esprit, se demandant sans cesse où elle pouvait bien reposer. Hélas, il y avait des choses bien plus urgentes à s’occuper, que de se recueillir sur les ruines de sa vie passée.
Certaines tâches dans le paysage méritaient quelque petite rectification...

Cependant, avant toute chose, l’ancien chasseur d’ombre devait se fondre dans la masse, passer inaperçu auprès de ses anciens compagnons d’armes, comme auprès des créatures pouvant le dénoncer. Des rides aux coins des yeux, laissées par les années écoulées, une barbe tout aussi grisonnante que ses cheveux, ne tromperaient personne…
Nightingale détestait avoir recours aux créatures, mais lorsque nécessité fait loi, les options s’amoindrissent. Reden avait su effectuer son travail à merveille sur ce plan, réunissant ses partisans encore en activité, dont personne – pas même Gabriel - n’avait connaissance. Atout précieux qu’il avait toujours conservé dans sa manche. Malheureusement, les sorciers ne se révèlent pas toujours des plus fiables et ses ressources ne se trouvaient pas illimité, et il dut rapidement recourir à des moyens terrestres, qui se révélèrent tout aussi efficace que les potions. Qui elle ne trompait pas les flairs les plus affûtés.

***
Malgré ses desseins, Jim n’avait pas pu la sortir de sa tête. Se trouvait-elle ensevelie sous la terre d’Idris ? Reléguée au carré des proscrits. Condamnée à reposer seule, sans jamais avoir de visite. Oublié de tous, honnis par ceux se rappelant encore son prénom. Il l’avait abandonné à son sort et elle était morte seule. Pour quoi ? Pour la vanité d’un faux frère, qui avait prétendu l’aimer… Sully était innocente. Elle aurait dû vivre et lui mourir à sa place. C’était son devoir, et même pour ça, il avait échoué. Son seul lot de consolation étant qu’Archer n’avait pas pu avoir l’artefact. La seule perte que l’homme parvenait à déplorer – dans un sursaut d’humanité – après celle de sa femme, était celle de sa filleule. Pour le reste : Jim ne regrettait rien. Il avait simplement fait ce qui était nécessaire, pour la salue de ce monde. Et il continuerait de le faire, quoi qu’il en coûte.
Il avait fini par la retrouver. Elle était là, depuis toute ces années, reposant dans le cimetière dans cette ville qu’elle chérissait tant. Reden avait bien tenté de le dissuader de s’y rendre, cependant, l’homme lui avait bien fait comprendre qu’il n’avait aucun ordre à lui donner. Surtout pas maintenant qu’il savait réellement ce dont il était capable, et qu’il ne reculait devant rien pour parvenir à ses fins.
La stèle trônait sur sa dernière demeure, en toute sobriété. Seulement son nom, suivit des dates de sa venue en ce monde et de celle où elle l’avait quitté. Son cœur se serra, sa main se portant machinalement à sa rune du deuil. Il n’eut aucun doute sur la personne qui avait été à l’origine de cette sépulture. Il y avait peut-être encore un espoir pour son fils.
Sa main se posa sur la pierre froide, retirant machinalement les feuilles qui s’y était échouées. Il avait tant de choses à lui dire. Tant de choses dont elle serait fière.
- « Mon chère amour… Je suis si heureux de te retrouver ici. Tu seras sans doute ravie d’apprendre, que ce maudit orphelinat n’est plus. Les flammes ont eu raison de cette engeance, avant le point du jour. Le soleil a fini de balayer les cendres des rares qui ont tenté de s’enfuir. Un soupir las s’échappa de ses lèvres. J’aurais encore tellement de choses à te dire. Tellement d’années à rattraper… »
Il parle bas, presque dans un murmure, pour qu’il n’y ait qu’elle qui l’entende. Puis les mots finirent par lui manquer, le laissant seul, le front bas, dans un silence de recueillement.
Hélas, le temps se perdait également, comme toujours. Coulant entre ses doigts comme l’eau du fleuve. Sa main se porta à son visage, pour essuyer ses yeux, mais se rendit compte que l’effet de la potion se dissipait déjà. Tant de moyens gaspillés pour seulement une petite heure de temps… Ce maudit sorcier méritait aussi la mort, pour ne pas trouver un moyen de rallonger son sursis.
Jim n’a pas d’autre choix que de quitter le cimetière. Néanmoins, son instinct le pousse à s’arrêter quelques instants, suffisamment pour voir du coin de l’œil une forme noire s’approcher de l’endroit qu’il a déserté.

***

Jim n’est bon danseur que pour peu de chose. Sans doute pour ce qui est de pratiquer l’art de la guerre. Préférant de loin conduire, que d’être mené. Il le savait que se servir du sorcier était un coup risqué. Une solution à court terme, bien que pratique, s’il avait besoin de s’échapper rapidement.
Il ne lui avait fallu que quelques jours, pour repérer son poursuivant. Il en fut presque flatté de voir que c’était Leon Petersen en personne, qui jouait les chiens traqueur, collé à ses talons. Fallait dire que le rôle lui allait comme un gant. En digne cerbère protecteur de son cadet. Il l’en aurait presque félicité, d’une flatterie derrière les oreilles, s’il n’avait pas assez de respect pour l’homme qu’il était. Fidel à ses valeurs en toutes circonstances. Les deux hommes se ressemblaient sur beaucoup de points et c’était bien parce qu’il l’estimait, que l’aîné des Petersen se trouvait certainement être l’une des seules créatures dont il aurait, presque, des scrupules à passer par le fil de sa lame.
Cependant, avant d’en arriver à ces extrémités, il préférait tenter de se débarrasser du problème autrement.

C’est dans les rues de Bourbon Street que ses pas le menèrent, pour mettre un point final à cette valse endiablée. Suis-moi, je te fuis, fuis-moi, je te suis. Leur enchaînement ressemblait presque à l’histoire dramatico-romantique de deux amants impossibles. Nightingale ne pouvait décemment pas se déclarer, entre les murs crasseux d’une ruelle sordide, où des événements peu catholiques pourraient se dérouler, sous le couvert de cette nuit glaciale. L’Old Absinthe House lui sembla un endroit ô combien plus approprié, pour la clôture de ce bal, de deux être civilisés, conservant un minimum d’estime l’un pour l’autre. L’histoire de ce bâtiment, deux fois centenaire, sonna également comme une ironie profonde pour cette rencontre, quand on connaissait leur statut respectif au sein du downworld.

Il l’a repéré depuis quelques heures maintenant, le laissant suivre son sillage comme le bon chienchien qu’il était, le laissant croire qu’il avait le monopole du rôle du chasseur. Bien que Jim se doutait que son poursuivant n’était pas assez bête pour le penser. Au jeu du chasseur chassé, les deux excellaient.
Le garde-fou du belvédère lui servant d’appuis, Nightingale n’a pas besoin de tourner la tête vers lui, pour savoir qu’il est là et l’attend. La faible brise hivernale portant à ses narines les relents de son cigare. Ses doigts actionnent la poignée, son pas s’arrête sur le seuil, juste le temps de jeter un œil dans sa direction. Geste infime, mais invitation marquée. Les voici enfin au bout de leur course.
L’ambiance à l’intérieur est chaude et guindée. Ça lui convient plus qu’une autre, bien loin de l’agitation bruyante du Pray on Bourbon, dont ni l’activité, ni l’ambiance ne trouve grâce à ses yeux. Lieu d’une débauche crasse, qu’il exècre tout autant que le bâtiment qu’il a réduit en cendres, quelques jours plus tôt, sans aucune considération pour ses jeunes occupants.
Sa veste est retirée, puis placée sur le comptoir, sa main tirant légèrement le tabouret voisin. Il commande un vieux whisky, légèrement tourbé, comme il sait les apprécier, puis attend patiemment que son invité daigne le rejoindre. Celui-ci ne tarde pas à lui faire honneur, prenant place sur le siège qui lui était si bien destiné. Jim lève son verre à ses lèvres, dissimulant le sourire narquois qui les étire, marquant un temps de pause, comme pour le saluer, avant de faire glisser une gorgée du liquide ambré au fond de son gosier. Son regard capte l’objet glissant dans sa direction, accrochant quelques secondes la main qui le tiens.
- « L’exil vous va à ravir, cher ami. »
Les deux derniers mots de sa phrase, habilement appuyé dans la langue de Molière, lui arrache un sourire des plus amusé. Petersen sait toujours manier l’art du sarcasme à la perfection. Une seconde nature chez lui, l’homme n’en avait jamais douté. Le verre se repose de nouveau sur le comptoir, prenant bien soin de le centrer sur le sous-verre.
- « Sans doute, est-ce l’occasion de voir un peu plus de pays, qui me sied au teint. Qu’il répondit sur le même ton. Comme la chasse est une activité, qui vous amuse toujours autant.
Sa main, finit par glisser du comptoir, pour s’emparer du cigare, le portant doucement à ses narines pour s’imprégner de l’odeur.
- Est-ce un calumet de la paix, ou une déclaration d’intention ? Cher ami. »
Le sarcasme appuis également son ton, ne s’en cachant même pas. Ce serait hypocrite que d’affirmer qu’il y avait toujours eu une quelconque affinité entre les deux hommes. Même du temps où Jim était encore un chasseur d’ombre de l’institut. Il n’en dit pas plus, préférant laisser Leon abattre ses cartes, pour ne pas se trahir.



Codage par Libella sur Graphiorum
Jim Nightingale
Jim Nightingale
Shadowhunter.Shadowhunter.
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Pseudo : Areigan
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Crédits : N.C.
Disponiblité RP : Dispo

Won't Get Fooled Again 201220113612458434

Ft. : Jeffrey Dean Morgan
Couleur paroles : #0aa0a2

Alignement : Mauvais
Allégeance : A lui même
Parabatai : Gabriel Moran
Armes : Un Colt 1911 combat elite, ainsi qu'un couteau de chasse

Origines : Americains
Âge : 50 balais
Métier : Shadowhunter en exil, il se débrouille pour gagner sa croute en restant discret.
Résidence : Quelque part à la Nouvelle-Orléans
Orientation : Hétérosexuel
Statut civil : Veuf
Généalogie : Père - Adan Nightingale, décédé en mission
Mère - Cathleen Nightingale, décédée
Epouse - Sully Nightingale, exécutée par l'Enclave pour trahison en juillet 2011
Fils- Connor Nightingale

Feuille de personnage
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Agilité:
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Endurance:
Won't Get Fooled Again Mg1425/100Won't Get Fooled Again L9be  (25/100)

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