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I guess that Santa's busy, 'cause he's never come around.
New Orleans Institute :: Territoire neutre :: Fulton Street


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Mar 14 Avr - 1:20


I guess that santa's busy, 'cause he's never come around
If you don’t go to Florida, then Florida will come to you...
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Si au départ Kate avait cru que se faire envoyer à la Nouvelle-Orléans, comme on expédie un coli, était une bonne idée, maintenant elle pensait plutôt le contraire. Evidemment, l’adolescente avait toujours rêvé d’y aller, depuis que ses frères y avaient posé leurs valises, surtout pour Mardi Gras. Puis toute occasion se trouvait bonne pour leur casser les paturons. Alors quand ses parents avaient décidé de l’y envoyer, déplorant le fait qu’elle le passe cette année encore, seule avec eux, la gamine n’avait su cacher sa joie. D’autant plus qu’elle s’imaginait passer sa semaine chez le plus équilibré de ses frères.
Cependant, ce cher Danny s’était royalement défilé. Monsieur se trouvant quasiment marié avec sa copine actuelle, et avec le chien Rosco dans le tableau, ça laissait peu de place pour la cadette. Bien que celle-ci se doutait que ça ne dérangerait pas sa copine plus que ça. Mais Danny avait toujours été très très doué pour ce qui était de refiler le bébé à celui que ça arrangerait le moins. Vendant le fait que le coloc’ de Ray se trouvait absent pour plusieurs jours. A croire que lui aussi faisait des expériences sociologiques. Cet enfoiré avait du parier avec les darons, sur lequel s’en sortirait vivant. Kate ne détestait pas son frère, loin de là. Le torturer se trouvait être une de ses plus grandes satisfactions depuis ses premières dents. Mais il n’en restait pas moins un spécimen très difficile à vivre. Et c’est surtout qu’elle ne s’attendait pas non plus à passer le réveillon en tête à tête… avec un chien.

Déjà que réussir à sortir l’autre sac à vin de sa grotte avait été un exploit de tous les instants, mais là, c’était le pompon ! Elle n’avait même pas eut le droit à plus de cinq minutes de distraction, avec un sosie de Kurt Cobain, des plus mignons, qu’il s’était déjà envolé, avec l’autre ours mal léché.
Pianotant sur la table, la joue de l’adolescente s’écrasa au creux de sa main, échappant un soupir à fendre l’âme. Son regard dériva sur l’assistance, son attention se trouvant tout absorbé par un charmant brun frisé, et son copain qui lui parut presque de la même taille que son frère.
- « Et ben, y en a d’autre qui on trouvé l’engrais de croissance ici. » Qu’elle déplora, à moitié admirative.
Fallait dire que la grande taille, dans la fratrie, avait gratifié un gosse sur deux. Ils pouvaient largement faire les Daltons. Elle ne tenta même pas d’attiré leur attention, par un sourire charmeur, les deux semblaient bien trop préoccupé par autre chose. Dommage…
Tout comme son imbécile de frère. Tant pis pour lui, elle mangerait aussi son assiette. Un sourire mesquin étira ses lippes, alors qu’elle s’empara de la bouteille, d’un geste impérieux. Son regard accrocha celui d’Ezra-Yan, puis la gamine agita son trophée, une expression de pleine satisfaction greffé au visage. Qui changea en une faction de seconde, lorsqu’elle leva son majeur dans sa direction, en le voyant s’éloigner avec Kurt Cobain.

Ray observa le suceur de moelle d’un air parfaitement incrédule. Il était sérieux lui à jouer les dramas queen ? P’t être qu’il aurait dû lui pété les chicots direct, la diva aurait eut l’mérite d’couiner pour quelque chose au moins, au lieu d’lui péter les noyaux pour cracher sa pastille. Tournant quelques secondes la carafe, le temps qu’il ait fini son air de calimero, l’blond jeta un carreau à sa frangine, qui manqua pas une seule seconde pour l’accrocher. Bah putain, elle perdait pas son temps elle non plus. Comment rendre une ado  alcoolo en une leçon : lui autoriser un verre et s’tirer en laissant la bouteille. Si y avait un décernement à la fin de c’te putain d’soirée, il pourrait sans conteste décrocher celle de frère de l’année. Heureusement qu’elle s’finissait bientôt. Pour toute réponse, il lui tira la langue, avant d’se faire entrainer un peu plus loin par l’autre geignard.

- « Dis donc, t’aurais pas passé l’arme à gauche parce qu’t’aurais trop fais chier l’premier suceur d’raisin v’nu ? Que l’loup n’put s’empêcher d’envoyer dans leur marche. Qui t’as changé en viande froide sur un coup d’remord, parce qu’merde, t’es trop fendard comme type ? Ou tu t’fais tellement chier dans ta vie d’marcheur nocturne, qu’collectionner les bourres-pifs c’est d’venus ton dada ? Tirant sur son bras, Ray récupéra son vêtement lorsqu’ils furent enfin dans un coin plus tranquille. Parce que si c’est qu’ça, j’peux toujours t’consoler et d’t’épargner ta bave, et la mienne. »
Puis comme ça il aurait de réelle raison de râler.
D’un coup il comprenait un peu mieux l’envie irrépressible d’boucle brune, d’lui en coller une en travers du museau. En d’autre circonstance, peut être que ça l’aurait amusé, mais avec Kay dans le tableau, y avait pas d’quoi s’taper l’cul par terre.
Enfin, l’lycan consentit tout de même à fermer son claque merde, quand il reçut enfin les infos qu’il voulait. Même s’il y bitait pas grand-chose à dire vrai. Qualifier l’aut’ roquet à bouclette d’angelot se trouvait être des plus ironiques. A moins qu’il causait là de vrais anges…
Merde attend… Est-ce qu’il n’avait vraiment fait que fumer de l’herbe avant de partir ? Quoi que. Lui était bien un loup-garou, qui taillait l’bout d’gras avec un sac d’os, alors pourquoi pas.
Du coup s’il décryptait bien son baratin, y aurait des anges qui seraient chargés de les surveiller et accessoirement de les chasser. Donc les créatures pas jojos devaient être, par opposition, des démons ? Putain, on aurait dit un vieux roman moisie pour ados. Pitié…
Bon allé mec, concentre toi. Qu’pensa Ray avec une certaine difficulté.
Bon ok, avec son histoire de truc magique, il était un peu largué, même si dans un coin d’sa carafe, le p’tit vélo qui pédalait y voyait une certaine logique. D’ailleurs, il l’aurait bien envoyé s’faire foutre, au début de sa suggestion, si un gonze ne leur était pas rentré dedans, sans le moindre préliminaire. Instinctivement, le loup s’écarta, plutôt que d’chercher la confrontation, contrairement à Kurt, ses narines se retroussant d’elle-même. Putain mais d’où il sortait lui ? On lui avait piqué son idée d’eau de garage, pour une fragrance d’égout, ou quoi ? Il l’avait dit bouffi, ça pue du derch et ça vient d’lui.

L’avantage d’faire son mètre quatre-vingt seize, grâce à l’épaisseur d’ses semelles, c’est qu’c’est plus simple de surplomber la foule. Et en plus d’puer, c’type n’lui revenait pas. Ezra-Yan regarda l’endroit qui semblait l’intéressé, puis repéra un type qui semblait important. Avec son expérience d’taulard, l’blond avait apprit à repérer les têtes. C’était toujours ceux qui paraissaient à l’aise partout, comme s’il était chez eux, puis surtout qui portait leurs gonades sur une brouette. Et la cerise sur l’pompon du bonnet, c’est qu’il flairait l’cabot. Bah tiens. Il avait bien fait d’pas aller traîner ses pattes d’ce côté ci d’la salle.
Profitant du fait qu’le vampire ait toute son attention, Ray lui fit discrètement les poches. Dans la première, ses doigts s’refermèrent sur du vide. L’aut’ par contre, sa peau rentra en contact avec quelque chose de dure, semblant recouverte d’un truc visqueux. Quelque peu surprit, il manqua bien lâcher sa prise. L’plus embêtant fut qu’le type parut s’rendre compte d’son manège. Alors qu’il se retournait vers lui, l’voleur tira sa paluche d’la baguenaude, l’truc dans la main qu’il fourra dans l’fond d’sa propre bacreuse. Faisant semblant d’chanceler, Ray offrit un large sourire au type, puis faisant virevolter ses mains devant son visage comme des papillons, il lui rentra gentiment dedans.
- « Qu’est ce t’as toto ? Qu’il lui d’manda d’une voix faussement bourré. Tézigue marche sur l’paturon d’mon pote et tézigue s’cuze pas ? Son doigt s’enfonça dans son torse. J’sais bien qu’il est p’tio mais c’pas une raison, pour lui marcher sur l’paturons. C’est anti nowel d’marcher sur les lutins. » Qu’il balbutia, exagérant son articulation.
L’gonze observa son doigt, puis l’mira une profonde incompréhension vissé au fond des yeux. Maugréant plus comme un vieil ours que comme un homologue beurré, il le r’poussa gentiment, puis jeta un dernier coup d’œil dans la direction qui l’intéressait, avant d’partir dans l’sens inverse en grognant. Ray l’suivit du regard, reprenant un air plus sérieux. Sa main passa sur son visage s’attardant sur ses lèvres et glissa sur son menton pour s’ancrer sur sa hanche.
- « Putain de bordel de cul de vierge… Qu’lâcha l’loup comme un éternuement et pas vraiment d’façon discrète. C’toto refoule tellement qu’j’en aie les poils du blaire cramé. Son pouce pointa la direction dans laquelle il s’était tiré et baissa un peu plus le ton. C’est quoi ce truc ? Un machin pas jojo ? »
Etrangement, Ray s’trouvait partager entre l’exaltation d’un futur grabuge, et une inquiétude grandissante pour sa sœur. Bien qu’la notion d’ce dernier sentiment lui échappait quelque peu. Globalement, le loup commençait à être en proie à une profonde agitation intérieure, qui n’était pas forcément bonne pour tout l’monde.
R’plongeant sa main à l’intérieure d’sa poche, il s’tourna vers l’mur pour qu’personne d’autre puisse voir c’qu’il avait tiré. C’était un couteau, dont la lame crantée n’avait rien d’la taille d’une arme de poche. Trop longue pour sa paume. La garde semblait être faite d’un matériau brut, style os avec des inscriptions qu’il n’avait jamais vu avant et tâché d’une espèce de substance bizarre. Le loup tira le vampire par l’col pour lui montrer sa trouvaille.
- « J’y connais pas grand-chose en merdouille magique et autre horreur sur patte, mais ça, ça pue la secte ou autre connerie de c’genre. Puis quand un type louche, mate un autre type avec surin qui fait connerie sacrificielle dans la bacreuse, c’est généralement qu’il veut lui faire ravaler sa chique. Ses yeux accrochèrent ceux du vampire, une étrange lueur y brillant. J’sais pas qui c’est l’ponte qui pue l’clébard, mes avis qu’il a une cible sur l’citron. Et quand l’autre va voir qu’il a plus son jouet ça risque d’ruer dans les brancards. Elle commence à m’plaire c’te p’tite sauterie ! »  
Ca sentait vraiment comme un air de déjà vue, semblable à une cours de prison, où quelqu’un ce soir, allait y laisser leur peau.

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Ezra-Yan Orchard
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Ft. : Andy LaPlegua
Couleur paroles : #66cccc

Alignement : Neutre
Allégeance : à sa famille et ses amis proches. Sinon il reste très solitaire et indépendant.
Meute : Aucune. Il ne les porte pas particulièrement dans son cœur.
Armes : Un couteau à papillon, qu'il a tout le temps sur lui

Origines : Anglo-americano-slave. Il est natif de la ville de Gainesville en Floride.
Âge : 39 balais
Métier : Assistant mécano et éducateur canin
Résidence : En colocation dans le quartier du Fulton Street, avec son meilleur ami Toma Chatfield
Orientation : Hétéro, la plupart du temps...
Statut civil : Célibataire.
Généalogie : Il est le troisième d'une fratrie de quatre enfants.
Composé de l'aîné Shane, avec lequel ce n'est pas l'amour fou. Danny, le deuxième, qui l'a employé dans son garage. Kate (dit "K"), la cadette de 16 ans, vivant avec ses parents en Floride et adorant faire tourner ses frères en bourrique.
Anecdotes : Ray est natif de Gainesville en Floride ◙ Il a fait quelques séjours en centre de détention juvénile, en compagnie de Shane ◙ Son aîné ne l'a jamais suivit en taule, lui commence à bien connaître le concept ◙ Il a fait quelque séjour dans l'aile psychiatrique des prisons où il a séjourné, pour de violente agression à main nu contre détenu ◙ Il a fait partit d'un gang de bikers il y a quelques années en tant que Sgt at arms

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Sam 11 Juil - 22:06


I guess that Santa's busy, 'cause he's never come around.





Son air sérieux ne l'avait pas quitté depuis qu'il avait découvert l'Ichor jonchant les environs, ses sourcils tellement froncés par la concentration qu'ils formaient presque un V parfait au-dessus de ses yeux. Revenant sur ses pas à l'entente de l'appel de son frère, il serrait instinctivement son poignard séraphique dans sa main, seule arme qu'il avait pu apporter à la soirée sans que cela ne se remarque. Lorsqu'il rejoint en quelques pas Zachary, celui-ci observait d'un œil inquisiteur la porte à sa gauche et Connor suivit aussitôt son regard. Là encore de l'Ichor encrassait le bois peint du local technique, la mélasse dégoulinant lentement vers le sol. Si Connor pouvait froncer les sourcils encore davantage, surement l'aurait-il fait...

D'un accord silencieux, les deux frères ouvrirent la porte : quelques centimètres à peine furent entamés lorsqu'une odeur putride s'échappa de l'ouverture. Connor en eut un haut-le-cœur et porta immédiatement sa main à son visage, recouvrant désespérément son nez et sa bouche.
« Merde...putain... » souffla-t-il écœuré. Il recula légèrement, manquant de rendre les quelques toasts qu'il avait pu ingurgiter durant la fête. Zachary se faufila le premier à l'intérieur tandis que Connor tentait de se remettre les idées en place, faisant fi du mieux qu'il pouvait de l'odeur. Il prit plusieurs longues secondes avant de se décider, lorsqu'il entendit la clameur de son parabataï qui était déjà sur les lieux.
« Le gars que tu cherchais ? » interrogea-t-il, surprit de l'avoir retrouvé aussi vite.
Ce n'était qu'une fois entré dans la pièce qu'il comprit que ça n'allait pas être aussi simple...

Il ne savait pas vraiment à quoi s'attendre en franchissant le pas de la porte avec une telle odeur pour l'accueillir, mais il avait imaginé une scène beaucoup plus macabre que celle qui s'offrait actuellement devant ses yeux. Pas de sang sur les murs, pas de corps en décomposition...seule la présence d'un homme, adossé immobile contre le mur, sur lequel Zachary était déjà penché, qui semblait certes d'une pâleur à faire peur — malgré le faible éclairage de la pièce — mais tout de même bien conservé. Connor balaya d'un regard inquisiteur les divers tuyaux rampants sur les murs et les quelques étagères présentes dans le local, mais rien pour lui indiquer d'où pouvait bien provenir cette terrible puanteur.

« Je crois qu'il est mort. » lui annonça Zachary.
Il s'arracha à son inspection pour se pencher à son tour sur le corps visiblement sans vie de l'homme au chapeau, appuyant ses doigts sur son cou à la recherche d'un pouls. Le cadet avait raison cependant : il ne sentait rien... Si ce n'était les branchies qu'il avait effleuré sur sa peau. Un sorcier...

Le brun étudia le corps sous toutes les coutures, avant de jeter un regard par-dessus l'épaule de son parabataï, penché sur une couche de chair pourrissante et de gélatine visqueuse. Un nouveau haut-le-cœur manqua de lui faire perdre toute crédibilité, mais il le retint de justesse, sa main recouvrant presque la totalité de son visage.
« Un métamorphe... Il manquait plus que ça... »
Ces démons étaient les pires selon lui : capable de prendre l'apparence de n'importe qui, ils pouvaient facilement passer inaperçu — à condition de ne pas entamer la conversation avec eux, ils étaient incapable de prononcer le moindre mot... Ils avaient de la chance cela dit, la créature ne passerait pas vraiment inaperçue au milieu d'une foule de convives tous mieux habillés les uns que les autres. Disons que sa tenue ne reflétait pas l'image qu'il se faisait de l'élégance. Son frère avait raison : ils savaient ce qu'ils cherchaient.
« On ferait mieux de se dépêcher alors...qui sait ce que cette créature pourrait faire. » dit-il tout en se relevant, soucieux de s'éloigner le plus possible de cette mélasse nauséabonde.

Il allait sortir du local mais se stoppa net face à la soudaine remarque emplie de colère de Zachary. Arquant un sourcil, surpris par ce soudain élan d'émotion de la part de son frère, Connor se retourna pour baisser presque aussitôt le regard vers la main que lui tendait ce dernier, et plus précisément sur les photos qu'il avait trouvé. Il les saisit pour les examiner mais ne mit pas longtemps à comprendre : des personnages importants de la communauté du downworld étaient visiblement les cibles du démon, mais celle qui retint son attention n'était autre que Laureen Winterscar.
« Et merde... »
Le brun comprenait désormais l'agitation de son parabataï, et il n'avait pas besoin de lui parler pour savoir que ça bouillonnait déjà dans sa tête.
« Ecoute Zak... commença-t-il calmement, se voulant rassurant, ça va aller. On la prévient et elle saura immédiatement quoi faire. »
Zachary hocha négativement la tête... L'idée aurait été bonne, mais étant une cible, Laureen serait surement surveillée, observée... Lui dire signifiait prendre le risque de montrer à la créature qu'elle était démasquée. Et ça, c'était jeté à la poubelle l'avantage qu'ils avaient. Connor soupira.
« T'as raison... Il réfléchit quelques instants avant de reprendre : On sait à quoi il ressemble. Tu restes auprès de Laureen pour surveiller ses arrières et moi je le cherche dans la foule. On fait ça le plus discrètement possible. Et on se fait signe si on tient quelque chose. »

Il n'avait pas besoin d'en dire davantage. Il sortit le premier, déterminé mais le plus détendu possible, sachant pertinemment que son frère suivait. Dans ce genre de situation, il fallait agir vite, ou bien c'était trop tard. Un regard entendu lancé dans la direction de Zachary et Connor ouvrit la porte donnant sur la fête, le brouhaha des convives les accueillant cette fois-ci. Le brun était rassuré de retrouver cette odeur de sapin après la puanteur du local technique. Il observa avant tout la grande salle, balayant son regard sur la foule toujours aussi dense, le posant sur toutes les personnes qu'il pouvait. Un sourire lancé en réponse à un autre, une brève salutation amicale, et Connor se lança dans cet océan de corps, plus attentif encore qu'il ne l'avait jamais été. Il s'efforçait de ne rien laissé paraître, s'arrêtant de temps en temps apostrophé par l'un, par l'autre. Ce n'était pour autant pas facile. La moindre erreur, et tout pouvait dégénéré.

Il avait en mémoire les traits de la créature, mais jamais il ne la vit. Son regard s'attardait pourtant sur tous ceux qu'il croisait... Il avait entraperçu Zachary qui se tenait non loin de Laureen qui était elle-même en grande discussion avec ce qui lui semblait être des Terrestres curieux. De l'autre côté, il avait repéré Oskar Petersen, et encore plus loin, du côté du banquet, Beatrice Duke et sa moitié. Mais aucune trace du métamorphe... Il soupira, dépité, avant que son regard ne croise celui, un peu trop enjoué, d'une jeune fille assise seule à une table, bouteille à la main, qui secouait l'autre dans sa direction. Connor esquissa un sourire avant de lui rendre son salut timidement, fronçant les sourcils lorsqu'il reconnu la personne avec qui il avait trouvé Ezra un peu plus tôt dans la soirée. Mais de lui, aucune trace... Ni même de ce vampire insupportable d'ailleurs. Connor se hissa sur la pointe des pieds à la recherche de ce duo improbable. A défaut de les tenir dans son cœur — bien qu'il y en avait un qu'il préférait à l'autre — leur aide leur serait surement utile...

Il parcouru l'assemblée du regard pendant plusieurs longues minutes avant d'enfin les trouver, un peu plus loin, à l'écart de la foule et visiblement en grande discussion avec une autre personne. Le cœur de Connor s'arrêta de battre un instant lorsqu'il détailla davantage celui qui était avec eux : bien qu'il était de dos, il reconnu le long manteau noir et le chapeau en feutrine du sorcier qu'ils avaient trouvé dans le local. Le brun se tourna en direction de son frère, captant son regard. Il lui montra d'un geste discret la direction avant de s'y rendre lui-même, persuadé que Zachary le suivrait aussitôt en longeant les murs de la grande salle. Il fendit alors la foule, toujours le plus naturellement possible, esquivant les étourdis, saluant les plus polis. Il approchait lentement de sa cible, ne sachant s'il devait attaquer là, en plein milieu de cette assemblée pas uniquement downworlder ou bien attendre...

Il s'arrêta finalement, s'incrustant dans un groupe bien bavard, préférant une approche plus discrète et étudia d'un œil le trio situé à quelques pas, faisant couler son regard sur la créature toujours dos à lui.

Connor était à la recherche de la moindre information, lorsque ses yeux croisèrent ceux de Kurt Hayward. Il ne savait quoi faire : instinctivement, son regard passa du vampire au métamorphe, puis du métamorphe au vampire, répétant ce schéma plus d'une fois, en espérant lui faire comprendre le danger de la situation.

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Allégeance : L'Enclave, la famille Winterscar
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Origines : Américain
Âge : 26 ans
Métier : Chasseur shadowhunter
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Généalogie : Jim Nightingale | père
shadowhunter en cavale après sa trahison en juillet 2011.

Sully Nightingale | mère
exécutée pour trahison.

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Mer 12 Aoû - 11:58


I guess that Santa’s busy,
‘Cause he’s nevers come around.

Event de Noël Nous naissons seuls, nous vivons seuls, nous mourons seuls ; il n'y a qu'à travers l'amour et l'amitié que nous pouvons, l'espace d'un instant, créer l'illusion que nous ne sommes pas seuls. — Orson Welles.

☾ ⋆  ☾ ⋆ ☾ ☼ ☽ ⋆ ☽ ⋆ ☽

Zachary ne jure que très rarement. Tout d’abord parce que les mots chez lui semblent être payés à la syllabe prononcée, et qu’à défaut d’économiser tant de salive il préfère aller droit au but lorsqu’il ouvre finalement la bouche ; mais aussi par égard à l’image que lui a laissée son défunt père, un homme sage et bienveillant qu’il admirait tant. La colère est l’arme des plus faibles, que lui disait souvent son paternel. Le dernier rempart des hommes à court d’arguments, vulnérables ou désespérés. Et de la colère, il en a ressenti à son encontre lorsqu’il les a quittés de manière si brutale, laissant un vide froid et amère dans leurs vies. Il lui en a voulu, peut-être de manière un peu trop égoïste, de ne rien avoir fait pour empêcher leurs ravisseurs de s’en prendre à lui et cruellement marquer aussi bien son corps que son esprit. Il lui en a voulu de ne pas avoir sauvé sa petite sœur innocente, et de s’être laissé piéger en premier lieu. Mais surtout, il lui en a voulu d’être parti de cette manière, lui, son héros, celui qu’il a toujours pensé voir périr au cours d’une bataille épique, offrant ce qu’il a de plus cher pour préserver le monde obscur ; cruellement assassiné par l’un des leurs — qui fut un jour appelé « ami ». Encore une fois Kayden avait raison ; sa colère n’était que l’écho de son cœur abimé, du désespoir dans lequel il se noyait chaque jour un peu plus. C’est pourquoi Zak aujourd’hui tient tant à contrôler ses émotions, particulièrement lorsqu’elles sont si néfastes — pour ne plus les laisser influencer le cours de sa vie. Et peut-être bien par pudeur aussi, un peu.
Mais cette fois-ci, tout ce qui compte, c’est ce morceau de papier qu’il tient entre ses doigts. Sa mâchoire se crispe, le jeune néphilim referme violemment sa main autour des photos aux angles ébréchés — si bien que ses articulations blanchissent lorsque la pression exercée empêche le sang de circuler. C’est tout son corps qui semble bouillir alors que dans ses veines se propage comme un feu de forêt la vague d’adrénaline fraichement libérée. Il ne compte pas enterrer de nouveaux proches avant un bon bout de temps, ce n’est pas même un scénario qu’il envisage comme une réelle possibilité. Tant qu’il respire, alors ce démon a de sérieux soucis à se faire s’il compte s’en prendre à la femme qui pansait ses blessures et séchait ses larmes lorsqu’il n’était qu’un bambin.
Connor doit sentir son agitation au travers de leur lien, puisqu’il tente désespérément de le rassurer en proposant immédiatement d’aller avertir la directrice.
Non., le son est à peine plus haut qu’un murmure. Zak inspire profondément, relâche la pression sur sa main et relève lentement les yeux vers son parabatai, déterminé. Il doit penser comme un chasseur, non pas comme un enfant effrayé. Elle est probablement surveillée, et même si ce n’est pas le cas je ne veux pas risquer d’éveiller les soupçons. S’il change d’apparence on perd notre seul avantage.
Plus calme désormais, la tentation de prévenir sa mère du danger auquel elle est exposée reste forte, mais s’il fait abstraction du côté affectif qui fausse totalement son jugement, le côté stratégique du jeune néphilim sait que la meilleure à chose à faire pour la protéger est de taire la menace. Dans le cas contraire, inconsciemment, elle risquerait de modifier son comportement et ainsi alerter le démon. Il ne veut prendre aucun risque avec sa vie ; d’autant plus que Laureen n’est pas la seule tête à prix ce soir : tous les dirigeants du monde obscur néo-orléanais ont leur propre photo, à l’exception de McCormick il note avec un détachement clinique. Si l’un d’entre eux venait à disparaître, c’est tout le shadowworld qui serait impacté, et au vue des menaces actuelles, les conséquences d’un tel déséquilibre pourraient se révéler désastreuses. Ce dîner a pour but de créer des alliances, non pas de creuser des fossés. Dans ces circonstances, Winterscar ne peut se permettre un certain égoïsme, bien que derrière ce masque professionnel qu’il force un peu trop facilement sur son visage et toutes ces émotions qu’il enferme dans un casier mental en attendant un moment plus opportun, persiste cette petite voix qui force un brin d’inquiétude sous la forme d’une boule dans sa gorge. C’est pourquoi il acquiesce peut-être un peu rapidement les paroles de Connor d’un mouvement de la tête, lorsque ce dernier lui propose de surveiller les arrières de sa mère pendant qu’il traque le métamorphe.

Les parabatai de nouveau séparés, il ne faut à Zak guère plus d’un couple de minutes pour se rapprocher du buffet central, non loin de l’endroit où se situe Laureen Winterscar — bien qu’il reste à distance raisonnable pour ne pas alarmer leur invité clandestin. Plus difficile encore que de devoir affronter la foule, se retenir d’assassiner du regard tous les individus qui s’approchent un peu trop près de sa mère à son goût est un défi qu’il relève non sans efforts, bien que les mini-sandwiches et autres amuse-gueule soient là pour l’aider à relativiser et accessoirement maintenir sa couverture. Parfois, il lance un regard discret à Connor, qui au moins a la chance de se trouver à la périphérie de la salle, là où la population est la moins dense.
Il aperçoit le léger mouvement de tête qui lui est destiné un instant plus tard : son frère est sur les traces du démon et l’idée le détend quelque peu. A quelques mètres de distance, Oskar Petersen discute avec d’autres convives, c’est le lycanthrope qui est donc visé en premier lieu. Par l’Ange, s’il arrivait quelque chose à l’alpha de la Nouvelle Orléans lors d’un dîner organisé par les shadowhunters, pour sûr que son frère ainé brûlerait l’Institut jusqu’à la dernière cendre — et le néphilim est bien placé pour le comprendre.
Pourtant, si l’idée première était de rejoindre Connor derrière les arches décorées du restaurant, il ne bouge pas de son emplacement : le démon pousse un râle de mécontentement et tourne furieusement les talons, résigné. Il n’a pas pu achever sa tâche, alors il change de victime. Zak ne le lâche pas du regard, et observe avec horreur comment il se rapproche de sa position. Il doit faire quelque chose pour l’arrêter, maintenant qu’il a une idée de l’identité de la cible de substitution. Cependant ses mains sont liées et il le sait : attaquer un enfant de Lilith au beau milieu d’une foule de terrestres est totalement impensable, et quand bien même aucun mortel ne sillonnerait la grande salle, d’un point de vue politique il est hautement préférable que les détails de l’attaque restent secrets. Alors il fait la première chose qui lui passe à l’esprit, priant Raziel pour que cela suffise à stopper la propagation de ce véritable fléau dans la foule.
Le plus naturellement du monde, le garçon se sert un morceau de dinde, généreusement accompagnée de sa sauce aux champignons, et quelques marrons pour faire bonne figure. D’un coin de l’œil il voit le métamorphe se préparer à agir, il le sent à sa manière de se déplacer, à sa façon de descendre légèrement sur ses appuis. L’homme au chapeau passe une main dans sa poche mais s’arrête net dans son élan. Le jeune archer peut dire à son expression que le trouble-fête est soudainement perturbé. Il ne prend pas le temps de se questionner à ce sujet cela étant dit, il profite à la place de cette furtive perplexité pour lui-même passer à l’action.
Zachary déteste le contact physique, en un simple toucher réside sa plus grande angoisse, une phobie contre laquelle il se bat depuis de nombreuses années. Et pourtant, pour l’amour de sa mère et par sens du devoir, il n’hésite pas une seule seconde à foncer de plein fouet dans la silhouette sombre trois mètres seulement devant Laureen, feintant la maladresse pour renverser la totalité du contenu de l’assiette sur son long manteau — luttant pour réprimer les frissons effroyables qui se forment le long de sa colonne vertébrale lorsqu’il ressent l’étroite proximité.
Oh, pardon !, il dit l’air embarrassé. L’idée est de tirer son attention loin de la directrice de l’Institut, bien qu’il soit conscient du fait que l’homme en face de lui ne comprend certainement pas son langage. Au moins il sait aussi qu’avec la rune d’anonymat, il doit le prendre pour un simple terrestre, alors il doit jouer le jeu.
Je suis vraiment confus... Venez, je vais vous aider à nettoyer.
Encore une fois, le fils de Kayden attrape l’imitateur par le coude comme pour le diriger vers la salle d’eau. Peut-être que s’il parvient à l’isoler du reste des convives, ils pourront convenablement s’occuper de lui…
Hélas l’autre type n’est pas aussi facile à convaincre. Un nouveau grognement furieux contre sa gorge est le seul avertissement que reçoit Zachary avant que l’homme retire furieusement son bras et le repousse violemment vers l’arrière, par deux mains cruellement expertes contre son torse.

Le démon est déjà loin, prêt à régler le compte des deux imbéciles inconscients qui ont osé le dépouiller de son couteau un peu plus tôt. Mais ça, Zak l’ignore. Il reste à la place cloué sur place un instant, regard dans le vague et mains qui tremblent, un bras inconsciemment protecteur contre sa poitrine alors qu’il tente de couper court aux nausées qui l’envahissent. Il déteste se retrouver ainsi brusqué physiquement, c’est quelque chose qu’il ne contrôle pas, et l’Ange sait à quel point la perte de contrôle le met mal à l’aise.
D’accord, peut-être bien que, cette fois, il ne coupera pas aux explications.  
Ça va !, il crache entre ses dents lorsqu’il sent la présence de sa génitrice dans son dos, un peu agacé par sa propre réaction. Puis aussi discrètement que possible afin d’éviter les oreilles indiscrètes, il articule : c’est un métamorphe.


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Zak Winterscar
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Sam 10 Oct - 13:16



Et dire que préparer une fête pour Noël lui avait semblé être une bonne idée. Non mais franchement Laureen, côté “bonne idée”, on repassera!

La perspective de créer de nouveaux souvenirs avec Zachary et Connor l’avait aveuglée. Non pas qu’elle ait souhaité effacer ou remplacer leurs souvenirs précédents, pourtant teintés de la trahison de Jim et de la mort de Kayden et Alison. Non, ce qu’elle voulait accomplir en fêtant Noël, cette année, c’était le renouveau de la vie et peut être, un pas de plus sur le chemin de la guérison pour Zach.
L’organisation de l’évènement en lui même avait été un jeu d’enfant. Son poste de directrice à l’institut lui demandait régulièrement plus d’organisation que cela. Pourtant, même avec toutes les protections physiques et magiques du monde (même si les gardes du corps à l’entrée avait su se faire discrets), un petit rigolo s’était amusé à semer la pagaille en provoquant une coupure de courant.

Tout s’était si bien déroulé jusque là!

La tâche la plus délicate, comme pour la chasse d’un démon, avait été d'appâter son fils pour le faire sortir de sa cachette. C’était pour lui, entre autres, qu’elle avait décidé de fêter Noël en grandes pompes cette année. Pour lui montrer que la vie continuait malgré toutes les épreuves qu’ils avaient traversé récemment. Forcer Zachary à ne pas s’arrêter à ses blessures actuelles était sa manière à elle de le pousser vers la guérison, bien que la méthode soit discutable.

Laureen ne l’admettra jamais, mais elle a les réceptions mondaines en horreur. Passer la soirée à faire des courbettes et promettre dans le vent, ce n’est vraiment pas son truc. Mais c’est la meilleure méthode qu’elle ait pour protéger les plus faibles, nephilims comme êtres surnaturels, et si elle a échoué dans sa tâche avec son mari et sa fille, jamais plus elle ne permettra qu’un être quel qu’il soit meure injustement. Alors ce soir, elle fait des sourires et des compliments à ceux qui réclament son attention, et lorsqu’elle le peut, elle essaie de conclure des accords avec les grands de cette ville si dangereuse.

Elle a chaud au coeur lorsqu’elle aperçoit au loin le noeud papillon de Zach, suivi de près par Connor dans son beau costume rouge. Ce Noël festif, c’est aussi pour lui. C’est sa façon à elle de lui montrer qu’il fait partie de la famille. Bien qu’elle soit restée impassible lorsqu’elle avait requis leur présence, elle doutait jusqu’à présent de les voir assister à la soirée. Savoir sa famille non loin, même si elle ne peut aller les accueillir dans l’instant, lui donne la force de supporter le bavardage soporifique de son interlocuteur du moment.

Mais la coupure de courant efface tout espoir de Laureen de voir la réception se dérouler sans accroc. Elle fait tout son possible pour ne pas trop se tortiller dans sa robe noire, mais ses yeux balaient sans relâche la salle dans l’espoir d’apercevoir un des garçons. Et dire qu’ils étaient venus en mission ce soir, au moins ils n’allaient pas être déçus du voyage!

Un énième terrestre vient la remercier pour la soirée lorsqu’un bruit de vaisselle parvient aux oreilles de Laureen. Elle se tourne aussitôt vers le bruit, de même que plusieurs convives, pour découvrir son fils et un inconnu, le manteau maculé de nourriture. Aussitôt elle fait signe à un membre du personnel. Il ne manquerait plus que quelqu’un se casse une jambe en glissant sur les aliments tombés au sol. Le temps que son attention revienne sur son fils, il est à terre. Elle se précipite à ses côtés, et loin de se formaliser du ton grognon avec lequel il réagit à sa présence, elle lui tend une serviette. Il est tombé dangereusement près de la mayonnaise étalée au sol. Impossible pour elle savoir s’il a mis le pied dedans, et pas question qu’il poursuive l’homme en manteau avec le risque de déraper.

Laureen entend Zach lui glisser tout bas la nature de l’homme qui vient de fuir. Un métamorphe. Elle cogite aussitôt. Qui peut avoir envoyé un métamorphe, ce soir, de tous les soirs de l’année? Quelqu’un de bien renseigné, quelqu’un qui leur veut du mal. Jim Nightingale? Il n’oserait pas s'allier avec ces monstres. Un sorcier insatisfait de sa condition? Possible, reste à savoir qui.

Dans la foule, Laureen cherche des yeux un costume rouge choisi spécialement pour sa visibilité. Si Connor n’était pas déjà à la poursuite du métamorphe, elle devait lui faire signe immédiatement. Partir elle même sur les traces de la créature n’est pas envisageable, les faux semblant doivent être maintenus. Maudite soit-elle d’avoir convié les terrestres à tout cela, sans quoi personne ne se serait formalisé de la voir courser un démon en talons hauts!

Laureen Winterscar
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Résidence : L'Institut de Nouvelle-Orléans
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Généalogie : Fille de Gabriel et Janet Silverguard
Veuve de Kayden Winterscar (décédé)
Mère de Zachary et Alison (décédée)
Anecdotes : Laureen a un faible pour le chocolat noir, l'organisation des fêtes (parce qu'elles rassemblent et apaisent le temps d'une journée) et les livres de médecine douce.
Playlist : Laureen a suivi un enseignement de pianiste dans ses jeunes années, mais elle n'a jamais été très douée en la matière. En revanche, elle adore entendre d'autres personnes jouer de cet instrument.

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Dim 6 Déc - 2:20


I guess that Santa’s busy,
‘Cause he’s nevers come around.

Event Noël Presents for the children wrapped in red and green, all the things I've heard about but never really seen. No one will be sleeping on the night of Christmas Eve, hoping Santa's on his way.

☾ ⋆  ☾ ⋆ ☾ ☼ ☽ ⋆ ☽ ⋆ ☽

Cette fois, le hippie momifié n’est pas ignoré, bien qu’il ne soit pas sûr de préférer cette alternative. A peine a-t-il forcé le malotru à se retourner, que l’homme grogne comme un putain d’animal et le repousse violemment. Putain de cornichon rachitique. Oui, mais un cornichon surnaturel, à en juger par le fait qu’il a été capable de le repousser de trois pas en arrière malgré sa force de bouffeur de rats.  

En y réfléchissant, plusieurs signaux auraient pu tirer la sonnette d'alarme, comme cette vague de froid qui lui a glacé le sang déjà plus frappé qu’un milkshake lorsque sa paluche s’est posée sur la manche de cet horrible manteau déjà démodé dans les années 50 – ou encore la puanteur qui lui colle à la peau comme du talc sur le fessier d’un nourrisson, odeur de mort et de pestilence pourtant bien différente de celle qui colle aux os de ses semblables. Si le pignouf ne portait pas de lunettes de soleil en plein soirée, il aurait aussi certainement remarqué le néant dans ces yeux noirs qui l’assassinent à petit feu.  

Mais voilà, le britannique a un tempérament impulsif et une fâcheuse tendance à chercher la bagarre - surtout lorsqu’il est déjà bien à cran et qu’on vient titiller ses nerfs en jouant la carte de l’ignorance. Alors juste cette fois, il préfère ignorer tous les signes, bien conscient malgré tout du fait qu’ils ont des affaires plus urgentes à régler qu’un pouilleux maladroit et qu’il devrait assurément laisser couler.  

Putain mais t’es sérieux l’peigne zizi ?? il s’insurge lorsqu’il se redresse après avoir été repoussé, incrédule et profondément irrité. Son poing se referme sur lui-même, il s’apprête à frapper Gargamel à la mâchoire, histoire de l’aider à décrocher un mot au sens le plus littéral du terme.  

Pourtant il se fige sur place, retenu à la dernière seconde dans l’amorçage de son coup par un regard insistant par-dessus l’épaule de sa cible : en parlant de peigne zizi, voilà qu'un angelot bien trop familier ces derniers temps le fixe étrangement. Sur le coup, Hayward manque de révéler sa présence en lui demandant s’il a bientôt fini de se rincer l’œil - il sait bien que depuis octobre c’est l’amour fou entre le grognard et l’emplumé (il a même une vidéo à l’appui), mais tout de même il y a un temps et un lieu pour ce genre de choses. Pour une fois cependant, Hayward se tait. Il fronce à la place les sourcils, ramène son bras le long de son corps. Kurt ne fait plus vraiment attention à ce que raconte Ray à propos de l’esprit de noël et des lutins, bien trop occupé à observer le néphilim qui fait désespérément la navette entre lui et le vieillard. Plus loin dans la salle, il attrape également le regard de la photocopie de Nightingale, la mine aussi grave que la sienne. On dirait presque....  

Oh.  

Ils sont en mission. Les fils se touchent, la réalisation enfin le frappe. Kurt réalise maintenant les signes qu’il a manqués plus tôt : la troisième roue de leur carrosse n’est franchement pas nette, un sale type sur le point d’être neutralisé - en plein gala, au milieu de tous ces terrestres. Donc ce doit être assez grave – et probablement la source de préoccupation de Laureen Winterscar plus tôt. A en juger par le lycanthrope qui occupait les pensées de l’individu pas même cinq minutes auparavant, il n’est pas difficile de deviner quels étaient ses desseins. Est-ce qu’ils viennent juste de sauver les fesses du roi loup de Louisiane ?  

Pourtant, voilà que le gusse au chapeau de feutrine se tire à l’opposé, les laisse en plan comme Kurt abandonne ses amantes au petit matin.  

- Putain de bordel de cul de vierge…

Kurt lève les yeux au ciel, tourne la tête et regarde son partenaire du crime se plaindre de l’odeur du trouble-fête. Visiblement il a une sérieuse concurrence en matière de diva – le clebs n’a pas tort cependant, il est bien content de ne pas avoir le pif aussi affuté que la truffe de Ray. Le vampire acquiesce d’un haussement distrait d’épaules.    

Fichtrement pas jojo, ouais. Il semblerait, il dit, absent alors qu’il suit du regard les déplacements décidés de la créature, rassuré de voir Richard à l’autre bout de la grande salle.  

Il ne lutte pas quand le loup l’attrape par le col pour partager le buttin sur lequel il a fait main basse, poule qui a trouvé un couteau - ou lycan qui est tombé sur.... Putain c’est quoi ce machin ? Dans ses mains, une lame bien trop grande pour être qualifiée de simple couteau.  

Attend, tu sais réellement pas qui est ce gars ?, il lève la tête en cours de route, intrigué par les paroles du Clyde de sa Bonnie. Pourtant il n’y a aucun signe qui trahit une quelconque plaisanterie dans l’expression de Ezra-Yan. Oskar Petersen, l’un des leaders du monde obscur. C’est le plus grand alpha de Louisiane... Bordel, mais t’as buté ton créateur avant qu’il t’explique quoi que ce soit ?

Là n’est pas le sujet néanmoins, pas le temps pour faire un cours condensé sur le downworld à la Nouvelle-Orléans pour l’instant.

Kurt passe deux doigts sur le liquide gluant qui recouvre le manche du surin et les porte à son visage, fait pensivement glisser index et majeur avec son pouce pour étudier la viscosité : il n’a peut-être jamais croisé de démons dans sa vie, mais il a déjà vu de l’ichor quelques fois après leur passage. Et ça, c’est bien du sang de démon, il en est pratiquement certain. Le sang, c'est bien un peu son dada. Il serait d'ailleurs prêt à parier que les symboles gravés sur le manche sont issus d’une langue démoniaque. Shit. Ça voudrait dire que....

Ok pour une fois je vais aller droit au but, Kurt lève la tête et attrape le regard du blond. Il pointe grossièrement du doigt la direction qu’a pris leur homme au chapeau et continue le plus calmement du monde. Ce gars était un démon. Qui voulait faire un massacre politique. Et tu lui as tiré son couteau. Tout va très bien.

Un bruit de vaisselle cassée le coupe dans son élan. L’enfant de la nuit tourne la tête juste à temps pour voir le jeune Winterscar, lui qui a pourtant développé l’art de se frayer un chemin hors de celui des autres, être repoussé non loin d’une l’assiette brisée - le démon arborant maintenant un manteau recouvert de sauce grasse. Il comprend la manœuvre désespérée : après l’attaque des vestes ninja il y a deux mois, voici les assiettes de dinde vengeresses. Et puis quoi, la prochaine fois on passera au combat au fenouil ? Kurt n’est définitivement pas prêt pour ces nouvelles techniques développées par les néphilims.  

Mais encore une fois, ils ont bien plus important à gérer dans l’immédiat, parce que pour le coup le démon fonce droit sur eux, et il n’a pas l’air très content.

Encore un qui est tombé sous ton charme. Bah mon toutou, on est mal barrés, il finit la réplique par une tape amicale sur son épaule, large sourire qui tranche pourtant avec l’urgence qu’il fait passer dans sa phrase.  

Viens, faut l'attirer ailleurs.

A son tour, le vampire attrape la manche du loup pour le pousser à le suivre. S’il tient autant à sa frangine que lui tient à son ami terrestre, alors il devrait comprendre que maintenant qu’ils sont des appâts de choix, ils doivent conduire la bête dans un endroit plus isolé, pour éviter de cramer leur couverture auprès des leurs dans un premier temps, et accessoirement les empêcher de se faire découper en morceau si les choses en venaient a dégénérer dans la pièce principale... Alors voilà qu’après s’être assuré qu’ils sont suivis par un échange entendu de regards avec Connor, bras dessus bras dessous avec le lupin, Kurt tire la porte avec un écriteau “staff only” - probablement un meilleur choix que les toilettes pour hommes qui en plus de ne pas sentir la rose fraîche, ne sont pas nécessairement désertes.  



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Kurt Hayward
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Sam 19 Déc - 22:57


I guess that santa's busy, 'cause he's never come around
If you don’t go to Florida, then Florida will come to you...
∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵  



Décidément, Ray n’se serait pas douté qu’en s’laissant entrainer ici, il s’retrouverait dans la p’tite boutique des horreurs. A mesure qu’les brumes qui endormait son cassis s’dissipaient, ses sens s’éveillaient doucement. Charroyant à son museau tout un tas d’odeur, en plus d’la bouffe s’étalant à profusion sur la table, qu’il avait boudé jusque-là, toutes les effluves des non humains s’trouvant dans la pièce. Et il n’avait jusque là pas remarqué, qu’ils se trouvaient quand même nombreux…
L’sac à puce du fond n’lui inspirait pas grand-chose, à part l’aversion qu’il pouvait bien sentir pour c’te race. Dommage, il n’blairait pas comme celui qui lui avait laissé un suçon sur l’épaule. Sans quoi l’blond serait allé finir l’turbin… L’atmosphère qui régnait lui semblait terriblement familier. Ça ressemblait un peu trop à la prison, pour qu’il puisse n’pas s’sentir presque comme chez lui !
Trop obnubilé par sa trouvaille, le loup ne remarqua même pas le visage, qui matait son nouveau pote, par-dessus son épaule. Sinon, sans doute se serait-il ouvertement moqué d’son costume rouge menstruation, sans la moindre discrétion, grillant sur l’même coup sa couverture auprès du puant. Sa seule chance résidait dans son manque d’concentration, et d’l’éclair d’génie du vampire, qui demeurait incroyablement silencieux, après l’intervention bruyante du lupin auprès du truc pas jojo.
Pour lui qui n’en avait strictement rien à cirer d’cet autre monde, il s’découvrait une nouvelle curiosité pour sa découverte. Au moins, ça lui permettait un peu d’oublier les sons qui commençaient à bourdonner à ses feuilles. Il aurait dû embarquer la bouteille en suivant Kurt…

Ray ignora royalement sa surprise, face au fait qu’il n’connaissait pas l’gusse, désigné comme "l’ponte qui sens l’clebs". Parce qu’c’est comme ça qu’ça fonctionnait ? En plus d’se faire bouffer l’cul, sans consentement, fallait en plus s’taper la classe ? Sans façon… Pour toute réponse, l’plus grand haussa les épaules.
- « Il a pas pensé à m’laisser son numéro, après m’avoir r’filé sa MST…
Maladie Salivairement Transmissible. Oui, il n’avait pas trouvé mieux. Ceci dit, pas dit qu’le vampire l’entende de c’te étiquette là.
- … Sans quoi, ouais, il aurait pas eut l’temps d’m’expliquer grand-chose. Le sourire qui étira ses lippes en dit très long sur ses intentions, répondant parfaitement à l’interrogation de Kurt au sujet d’son créateur. Puis j’me fais pas vraiment un devoir d’connaître tous les connards de Louisiane. Un seul m’suffit.
Suivez son regard… Redressant l’chef vers l’mort en sursit, sa langue claqua entre ses dents.
- Donc si j’comprends bien, on a sauvé l’cul d’sa majesté des mouches, et l’aut’ va s’radiner par ici, parce que j’lui ai taxé son surin. Qu’il résuma, un sourire sincèrement ravis éclaira son visage, tandis qu’il rangea le couteau à sa ceinture, le cachant sous sa veste. Ça veut dire aussi que j’peux lui trouer la viande, avec bénédiction. »
Pas d’on sur c’plan là. Kurt l’aura compris, ou pas, mais sur c’coup là, il faisait cavalier seul. C’qui n’était peut être pas plus mal pour l’ami aux dents longues, qui n’avait pas l’air ravis du vol du lupin, et devait s’sentir un peu plus dans la merde que lui. Qui s’trouvait un peu trop dans ses p’tits souliers, compte tenu de la situation. Ceci dit, Ezra-Yan trouvait la bestiole drôlement culotté, d’viser plusieurs personnes avec un surin et seul. Mais peut être qu’il n’comptait pas s’en sortir vivant, à la base…
Un bruit d’assiette brisée attira son attention, en même temps qu’celle du vampire. Ses yeux s’posèrent sur l’gusse fringué comme un exhibitionniste, qui repoussa un gamin nourri à l’engrais. Tiens dont, on lui faisait concurrence. Mais quelque chose lui disait qu’il avait oublié un truc dans c’te direction, cependant il fut bien vite tiré d’sa contemplation par l’vampire, quand il vit l’démon qui revenait vers eux. Un large sourire fendit sa poire d’une étiquette à l’autre, alors qu’il s’laissait entraîner à l’écart, l’regard braqué sur son prochain adversaire.

Un long soupire s’échappa des lèvres adolescentes, tandis qu’elle louchait sur l’étiquette de la bouteille, qu’elle avait bien entamé. Kate s’ennuyait. Bien que le chien qui la lorgnait, tête posée sur ses genoux, lui semblait une bien meilleure compagnie que l’autre corniaud, qui s’était éclipsé avec le sosie de Kurt Cobain. Joyeux noël ! Qu’elle pensât avec amertume, nourrissant l’animal affamé de son reste de dinde. Les deux oubliés de l’autre ingrat… ils faisaient la paire tiens.
Ses yeux balayèrent l’assistance à la recherche d’une occupation, comme refaire les conversations des groupes de personnes sur lesquels elle pouvait bien jeter son dévolu. Ce qui l’occupait depuis bien un bon quart d’heure maintenant, si ce n’était plus. Ses iris finirent par accrocher celle d’un garçon, qu’elle avait vu tout à l’heure, du genre mignon avec sa crinière frisé. Bien qu’il avait l’air coincé dans un déguisement, avec son costume rouge. Ça lui allait bien, ceci dit. Levant la main, Kate lui adressa un large sourire, qu’il lui rendit un peu plus timidement, tout comme son salut, avant de porter son attention sur tout autre chose. La jeune fille se sentit quelque peu rougir, peut être plus à cause de l’alcool qu’autre chose. Quoi que…
C’est fou ce que tout le monde avait l’air terriblement occupé, en ce soir de fête. Et pas forcément par la bouffe !
- « Ras l’bol ! » Qu’elle lâcha, séchant son verre, mais le regrettant aussitôt lorsqu’elle se leva.
Chancelant, ses doigts se rattrapèrent à la table, puis attrapèrent la laisse du chien, faisant un tour avec son poignet, pour être sûr de ne pas la lâcher.
La jeune fille se retourna, juste à temps pour assister à la cascade du garçon qu’elle avait aussi aperçu plutôt, repoussé brutalement par un type habillé comme un vieux film. Un peu plus et elle avait failli finir en dommage collatéral.
- « Hey ! Ça va pas ?! Face de pet ! » Qu’elle s’insurge d’une voix un peu bourrue, se sentant pousser des ailes.
L’incriminé planta sur elle un regard, qu’elle ne put voir derrière ses lunettes noires, mais qu’elle sentit vraiment mauvais. A côté d’elle, Mahiingan grogna et la jeune fille ne put s’empêcher de faire un pas en arrière. Quelque chose lui disait que cet animal là n’était pas du genre fréquentable. Et pourtant, elle avait trois frères qui en tenaient une sacrée couche. Mais celui-là lui faisait particulièrement hérisser les poils de la nuque. Sans même lui répondre, le malotru partit aussi sec, sous son œil médusé.
- « Est-ce que ça va ? Qu’elle s’enquit quand même auprès du garçon, puis de la femme qui s’approcha, le voyant toujours par terre.
Avec toute l’élégance qui lui était dû, accentué par sa tenue tirée à quatre épingle – fallait avouer que c’était une femme vraiment magnifique – elle lui répondit très poliment que tout allait très bien et la remercia. Ce qui ne semblait pas vraiment au gout de tout le monde. Le berger blanc s’était rapproché de l’humain au sol – sentant son mal être - pour glisser délicatement sa truffe au creux de son cou, lui donnant un léger coup de tête. Comme pour lui signifier, à sa façon, que ça allait. Kate ne l’avait pas vraiment vu venir et bien qu’elle trouvât cela adorable, l’adolescente en fut quelque peu gênée. Ouvrant la bouche, quelque chose dans sa vision périphérique attira son attention. Ses yeux captèrent entre deux personnes, la silhouette de son frère qui semblait filer à l’anglaise. Super !
- Excusez-moi… » Qu’elle lâcha un peu sèchement, avant de s’éclipser le pas incertain.
Mahiingan la suivit un peu à contre cœur, lançant un dernier regard à l’humain, tandis que sa maîtresse improvisée fendit la foule, à une vitesse assez soutenu compte tenu de sa nouvelle condition.

Ray s’apprêtait à franchir la porte de service, en compagnie de Kurt, quand il sentit une patte l’tirer en arrière par sa veste. Se retournant, son regard tomba sur la partie d’l’équation qu’il avait complètement oublié. Enfin, la partie et demie, si on comptait son homologue canin. Merde… Surtout qu’sa cadette n’semblait pas des plus contente. Puis s’il tenait compte d’sa peau qui avait commencé à rosir, elle s’était fait plaisir à la table. Mais là n’était pas la question. Son doigt inquisiteur s’enfonça dans sa poitrine, tandis que ses sourcils froncés lui rappelaient vaguement quelqu’un.
- « Toi ! Qu’elle s’exclama, son doigt martelant son torse en même temps qu’elle parlait. T’as cru qu’les parents m’avaient fait traverser la moitié du pays, pour qu’j’passe les fêtes en tête à tête avec ton chien ?! Pendant qu’toi tu vas tricoter, avec d’Kurt Cobain dans les chiottes ? »
Son sourcil se dressa, face au l’emploi du mauvais mot, cependant Kate n’eut pas vraiment l’temps de s’corriger. D’ailleurs son aîné fut ravi d’apprendre, qu’il allait tricoter avec une rock star morte, dans des toilettes qui n’en étaient pas. Pas dit qu’l’intéressé soit du même avis qu’elle, néanmoins les circonstances n’lui permirent pas trop d’en rire. Kay avait été foutrement rapide pour les rejoindre, mais l’démon aussi, car il s’trouvait planté derrière sa frangine la surplombant d’toute sa hauteur. Et y avait pas d’quoi rougir… Sa pogne s’tendit vers la gamine, dans l’optique d’la virer d’son trajet. L’loup n’lui en donna pas l’occasion…
Tout s’passa très rapidement. Dextre partie attraper l’épaule d’sa sœur, et senestre son poignet tenant la laisse du chien, pour être sûr qu’tout suive. Pivotant sur ses appuis il la tira de côté sans trop d’effort, pour la balancer dans les bras du vampire derrière lui, les doigts du puant s’refermant sur l’vide. Faisant volte-face, il extirpa l’surin volé d’sa ceinture, pour l’planter dans l’buffet d’son vis-à-vis, un sourire accroché aux lèvres. Mais en observant l’expression qui s’afficha sur son visage, Ray s’aperçu, un peu trop tard, qu’il avait manqué son estomac de très peu. Re merde…
Ses doigts se refermèrent sur ses manches, au moment où l’démon l’repoussa avec force, basculant dans la pièce, la porte s’referma sur eux.

Et c’est qu’il avait d’la force ce con. Ray aurait bien aimé être au courant, plutôt qu’d’entendre l’aut’ sangsue s’plaindre d’la situation dans laquelle il les avait foutus. A la guerre comme à la guerre…
Ezra-Yan n’eut pas eu l’temps d’se rétablir sur ses appuis, emporté par l’poids d’son adversaire, qu’il tenait toujours, il s’sentit partir en arrière. C’est drôle, il avait comme un sentiment d’déjà-vu. Mais quitte à s’faire chevaucher, il préférait encore qu’ce soit l’rocket du mois dernier qui finisse sur lui. A croire qu’ça devenait une habitude d’servir d’air bag…
Sa tête rentra dans les épaules pour éviter d’finir sonner, au moment où son dos rencontra l’sol. Sentant sûrement qu’il n’pourrait pas échapper à la cascade, l’aut’ mis ses en avant pour se retenir, laissant une marge de manœuvre suffisante. L’plus judicieux aurait sûrement été d’récupérer l’surin qu’il avait toujours d’planté dans la viande, cependant l’blond n’y pensait même plus. Songeant plutôt à n’pas s’faire coincer sous son poids et arroser d’coups.
Son avant-bras droit s’leva automatiquement, pour protéger sa carafe, il n’lui laissa même pas l’temps d’réagir, et à peine eurent-ils toucher l’sol qu’la paume d’sa patte gauche partit percuter sa mâchoire sans retenir sa force. La caboche partit en arrière sous l’impact, mais il n’s’arrêta pas là, la seconde partant à l’encontre d’son sale tarin, qui n’mordit pas l’cartilage comme il l’aurait voulu. Poing fermé, un troisième suivit ses frères et tandis qu’le loup continuait à frapper, il s’sentit glisser lentement dans une espèce de frénésie violente qui lui était assez familière. Sans doute qu’l’autre avait dû sentir qu’il n’pourrait pas en placer une, où avait-il dû voire c’te lueur verte si caractéristique d’la queue du loup. Lâchant un grognement, l’démon balançant son poing au jugé puis tenta d’se relever, pour s’éloigner d’son martellement en règle. Cependant il n’lui en laissa pas vraiment l’occasion. En sentant la pression diminuer sur son bassin, Ray en profita pour remonter ses jambes et l’fit passer par-dessus sa caboche, pour l’envoyer re bouffer l’carrelage. Dans l’action, l’couteau quitta son fourreau d’chair, mais il n’vit pas où il était parti. Hélas pour l’autre, il n’en avait plus vraiment besoin.

Kate n’avait pas compris tout ce qu’il se passait, à partir du moment où elle avait été balancée, comme une poupée de chiffon contre le copain de son frère. Celui-ci qui l’avait fait reculer assez rapidement dans la pièce, quand Ray était entré avec l’autre malotru. Elle avait déjà vu ses frères se battre tous les trois, un nombre incalculable de fois, et comme le trio d’abrutis ne faisaient jamais semblant, l’adolescente ne se trouvait pas réellement impressionnée du câlin qui se déroulait sous ses yeux. Jusqu’à ce qu’elle ne voie les coups pleuvoir à une vitesse ahurissante et avec une violence qu’elle ne lui connaissait pas vraiment. Et pourtant Kate la connaissait. Mais entre le chien qui grognait depuis l’apparition du type au chapeau, et Cobain derrière elle qui s’appliquait à mettre le plus de distance possible entre eux, l’inquiétude commençait à lui nouer les entrailles. Puis le mec atterrit à ses pieds, et ses yeux crurent percevoir un couteau tâché de sang, glisser dans un coin. Alors quand il se tourna dans sa direction, son regard à travers ses verres lui glaça à nouveau les veines. Sans vraiment réfléchir, elle lui abattit son pied en plein visage, avant qu’il n’ait le temps de faire quoi que ce soit. Ses lunettes tombèrent, puis les yeux noirs qu’il braqua sur elle, lui fit dire qu’elle avait bien fait de lui refiler ce coup. Prête à l’en gratifier d’un second, mué par un instinct de conservation, acquis auprès de ses aînés. Sauf que l’type bizarre, décida qu’il s’était pris assez de coup comme ça.

Ray pivota sur l’côté, juste à temps pour voir sa petite sœur entrer dans la danse, même si l’envoyer dans cette direction n’avait pas été la meilleure des idées. Qui s’confirma, lorsqu’il lui attrapa l’paturon au vol. Ray réagit au quart de tour sans même s’relever. Ses doigts s’refermèrent autour d’sa cheville, s’contenter d’tirer dessus fut exclus, Kate partirait avec. Retroussant son pantalon ses chicots s’plantèrent dans son mollet sans l’moindre ménagement. Ça eut l’effet escompté, néanmoins son tarin fut cueilli par un talon particulièrement énervé. Quelque peu sonné, l’blond recula, pour éviter d’se prendre un autre, permettant à l’autre de s’remettre enfin sur ses appuis. Son regard navigua entre la porte, son obstacle - qui s’redressait à son tour s’tenant au mur d’une main son nez qu’il remit en place de l’autre – puis la gamine et son chevalier servant d’l’autre côté. L’lupin cracha l’sang qui lui emplissant la bouche, grimaçant sous l’goût affreux qui assaillant son palais. Il avait vraiment l’goût d’son odeur, il en aurait presque envie d’vomir. Mais il n’en avait pas vraiment fini avec lui et s’avança pour le lui signifier.
L’démon recul d’un pas, son expression signifiant qu’une idée lui traversait l’esprit, cependant ce n’fut pas vers son surin, qu’son regard avait finalement repéré, qu’celle-ci tendis. A la place, il puisa dans ses dernières ressources, malgré ses blessures, pour tenter d’s’échapper, employant un moyen des plus inattendu pour son adversaire.

Ray se stoppa net dans son avancé, face à c’qui s’passait sous ses yeux, l’expression partagé entre la surprise et l’dégout. L’type semblait fondre à vue d’œil, sa peau s’détachant par plaque pour tomber mollement au sol, dans un bruit assez dérangeant pour l’oreille. A s’demander si un seau d’trempette n'lui était pas tombé sur sa sale gueule de vomi. Cependant, une pointe de fascination malsaine le laissait scotché face à la transformation, bien que de n’soit pas vraiment du gout d’tout l’monde. Puis l’blond finit par s’dire qu’ce serait peut-être l’moment d’le terminer. Dans les films, c’est toujours ce moment ci où les bestioles sont les plus vulnérables, mais où ces cons de héros n’agissent jamais…
Lui arracher la gorge, bien qu’sa chair avait une saveur des plus atroces, lui sembla une idée tout indiqué. Hélas il s’était décidé trop tard, et les nouveaux traits qu’la créature afficha l’figea sur place. A croire qu’cet enfoiré avait parfaitement comprit qu’il n’se jetterait pas comme ça sur sa sœur. Bien qu’il sache pertinemment qu’ce n’était pas elle. L’odeur n’trompait pas et la cadette connaissait parfaitement la douche, contrairement à certain…
Derrière sa copie, l’originale lâcha une exclamation d’surprise.
- « Par les putains d’couille de Jupiter. Que lâcha Kate, mi-figue mi-raisin, portant une main à sa bouche. J’crois que j’vais être malade. »
Pas dit que son chevalier servant apprécie qu’elle lui vomisse sur les chaussures. Bien que ça ne semblait inévitable.
En face, Kate 2.0 profita d’l’hésitation d’son adversaire, qui porta finalement une main vers l’étui d’son surin, pour plonger vers l’siens. S’redressant du même coup, la bestiole s’jeta sur lui. Ezra-Yan n'eut que l’temps d’lever ses pognes dans sa direction, néanmoins l’démon passa sous sa garde et la lame s’enfonça dans son flan. Echappant un juron, sur l’même registre qu’sa cadette, sa patte s’porta à sa blessure d’où l’sang s’échappait. Serrant les ratiches, il eut tout juste l’temps d’agripper un pan cet horrible pull d’noël, quand sa main agrippa la poignée.
La providence voulue qu’la porte s’ouvre à c’moment-là, offrant un accès vers son échappatoire. Cependant, l’karma pourri sembla être du côté des vilains c’soir. Sans doute un coup d’ce cher esprit de noël… Et pas des moindre. Un sourire étira les lèvres noircis du chasseur, en reconnaissant celui qui s’tenait d’l’autre côté, l’air pas franchement ravis d’ce qu’il voyait.
- « Zorro est arrivé, sans s’presser… » Qu’il lâcha dans un souffle moqueur.

 

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Ezra-Yan Orchard
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Alignement : Neutre
Allégeance : à sa famille et ses amis proches. Sinon il reste très solitaire et indépendant.
Meute : Aucune. Il ne les porte pas particulièrement dans son cœur.
Armes : Un couteau à papillon, qu'il a tout le temps sur lui

Origines : Anglo-americano-slave. Il est natif de la ville de Gainesville en Floride.
Âge : 39 balais
Métier : Assistant mécano et éducateur canin
Résidence : En colocation dans le quartier du Fulton Street, avec son meilleur ami Toma Chatfield
Orientation : Hétéro, la plupart du temps...
Statut civil : Célibataire.
Généalogie : Il est le troisième d'une fratrie de quatre enfants.
Composé de l'aîné Shane, avec lequel ce n'est pas l'amour fou. Danny, le deuxième, qui l'a employé dans son garage. Kate (dit "K"), la cadette de 16 ans, vivant avec ses parents en Floride et adorant faire tourner ses frères en bourrique.
Anecdotes : Ray est natif de Gainesville en Floride ◙ Il a fait quelques séjours en centre de détention juvénile, en compagnie de Shane ◙ Son aîné ne l'a jamais suivit en taule, lui commence à bien connaître le concept ◙ Il a fait quelque séjour dans l'aile psychiatrique des prisons où il a séjourné, pour de violente agression à main nu contre détenu ◙ Il a fait partit d'un gang de bikers il y a quelques années en tant que Sgt at arms

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Dim 14 Fév - 21:08


I guess that Santa's busy, 'cause he's never come around.





Il se sentait idiot à se tenir immobile, les yeux grands ouverts dans l'espoir de faire comprendre à cet impulsif de vampire que ce n'était pas un simple terrestre qui se tenait devant lui et le tatoué. Le groupe dans lequel il s'était d'ailleurs incrusté afin de passer inaperçu commençait à lui lancer de drôle de regards avant de doucement s'éloigner, l'un d'eux le gratifiant d'un bel "imbécile" avant de se faire avaler par la foule. Connor les ignora, préférant accentuer les allers-retours entre le métamorphe et le suceur de sang pendant plusieurs longues secondes  - il commençait même à désespérer de lui faire comprendre quoi que ce soit -  avant qu'enfin il ne décèle une lueur révélatrice dans son regard. Le Néphilim faillit bien soupirer de soulagement, mais il n'en eu pas le temps, sa cible aux lunettes de soleil se détourna brusquement du duo fantastique avant de s'engouffrer de nouveau dans la foule, grognant comme un animal avant d'y disparaître.
« Et merde ! » lâcha Connor dans sa barbe, grommelant à son tour en essayant de se frayer un chemin parmi les convives tout en gardant du mieux qu'il pouvait un œil sur la créature.

« C'est un bien beau costume que vous portez là jeune homme... »
Son bras tiré soudainement en arrière, Connor en perdit presque l'équilibre et se stoppa en face d'une vieille dame aux joues doucement rosées et aux yeux vitreux, le dos légèrement courbé par l'âge et un sourire jusqu'aux oreilles. Elle tenait d'une main distraite une coupe de champagne qu'elle vida d'une traite avant de reporter son regard sur le frisé.
« Je vous demande pardon ? » lui répondit Connor distraitement, cherchant dans la foule le métamorphe.
« Et la coupe est parfaite ! Il faut absolument que vous me révélez l'adresse de votre tailleur. »
Elle l'étudia de la tête aux pieds, prenant terriblement son temps, grimaçant soudainement lorsqu'elle eut terminée.
« En revanche, je ne suis pas trop sûre pour la couleur... »
« Je... »
Le Néphilim n'eut pas le temps de répondre, la terrestre enchaîna bien vite sur autre chose, passant par tous les sujets possibles et imaginables, s'attardant sur l'appartement minable de son immeuble dans lequel elle vivait. "Aussi pourri que le gâteau qu'elle avait oublié une fois dans son frigo" l'avait-elle qualifié. Et je ne vous parle même pas de l'odeur... »
Connor ne pouvait pas en placer une, il se contentait d'acquiescer poliment, trépignant d'un pied sur l'autre en priant pour qu'elle le laisse partir. Il manqua s'enfuir lorsqu'elle entama le sujet de ses relations amoureuses, et qu'elle commença à vanter les qualités corporelles de son voisin du troisième, Frédérik.
« Vous savez, à mon âge- »
Par l'Ange, elle fut interrompu par un bruit de vaisselle cassée prêt du buffet... Connor en profita immédiatement, s'éclipsant sans demander son reste, ignorant les appels de la vieille dame dans sa direction. Il en soupira de soulagement.

Du regard, il suivit la source du vacarme qui l'avait sorti d'affaires et identifia rapidement Zachary aux prises avec le démon qu'il avait précédemment perdu de vue. Son cœur manqua un battement lorsque ce dernier repoussa avec force son frère, mais fut soulagé de voir qu'il rebroussa finalement chemin, retournant en direction du vampire et de son loup à l'autre bout de la salle. Ne cherchant pas de suite à comprendre les agissements de la créature, Connor attira le regard de son parabataï dans sa direction et l'interrogea silencieusement. Leur lien avait beau lui confirmer qu'il allait bien  - bien que troublé par ce qui venait de se passer -  il préférait le voir de ses propres yeux.
Soulagé, il repartit en direction opposé, à la poursuite de la créature, laissant le choix à Zak de le suivre ou non. Il n'avait qu'à suivre l'odeur nauséabonde que cette dernière laissait derrière elle  - accompagnée de sa sauce champignon -  et les convives au nez retroussé qui grimaçait avant de s'éloigner. Ce n'était pas bien compliqué...

Tout en prenant soin d'éviter la charmante dame avec qui il avait eu l'honneur d'échanger un peu plus tôt, il entama sa marche à travers la foule toujours aussi dense, concentré, ne quittant pas des yeux ce manteau noir et ce chapeau absolument ridicule. La créature fonçait en direction du duo qui se dirigeait déjà vers une porte, Kurt plongeant son regard dans celui de Connor pour l'intimer à les suivre. Plus facile à dire qu'à faire... A croire que tous les convives s'étaient donnés le mot pour se rendre pile là où il ne fallait pas : entre lui et sa cible.
Le frisé mit bien plusieurs longues secondes avant d'atteindre cette fameuse porte  - Ray et Kurt ayant déjà disparu à l'intérieur avec le démon -  et lorsqu'enfin, il put poser la main sur la poignée et la tourner pour l'ouvrir, le spectacle qui s'offrit devant ses yeux le stoppa net.

Il n'était jamais trop sujet à la surprise Connor... Il savait s'adapter aux situations qu'il rencontrait lors de ses missions et agissait en conséquences. Pourtant cette fois, il dût bien prendre plusieurs secondes avant de comprendre ce qu'il se passait. Devant lui, la jeune fille qui lui avait fait un signe de la main un peu plus tôt tenait une arme, sur laquelle il put identifier de l'ichor de démon. Cette dernière était retenue par le pull par un Ray amoché, du sang noir au bord des lèvres, et plus loin, au fond de la salle, une deuxième adolescente  - étrangement similaire à la première -  la bouche grande ouverte, protégée par le vampire qui fasait barrage devant elle.
« Qu'est-ce que- »
Il n'eut pas le temps d'exprimer sa stupeur, la gamine entama un geste dans sa direction. Fendant l'air, l'arme plongea droit vers son visage. Connor eut tout juste le temps d'esquiver d'un pas sur le côté avant de repousser la créature qu'il venait d'identifier au centre de la pièce et de s'y engouffrer à son tour, prenant soin de refermer la porte derrière lui.
La ressemblance était frappante, il devait bien l'avouer. Mise à part cette odeur toujours présente et ce regard un peu vide et bestial, il n'aurait pas pu faire la différence. Rapidement, il sortit de la poche intérieure de sa veste sa lame séraphique qu'il activa d'une simple pression et se positionna, prêt à attaquer. A sa vue, le démon grimaça, fêlant, menaçant et crachant en direction de cette arme qu'il savait dangereuse. Il n'attendit pas un seul instant et plongea vers le Néphilim, fendant l'air de sa lame alors que l'autre paraît pour se défendre. Le brun prenait soin de toujours se retrouver dos à la porte afin d'éviter que l'autre ne se fasse la malle et ne prenne la forme de quelqu'un d'autre, aussi laissait-il le soin à Ray de protéger la terrestre derrière eux.

Connor saisit soudainement le bras du démon alors que ce dernier frappait une énième fois dans sa direction et du plat de son autre main, l'envoya en direction du loup garou qui l'immobilisa aussitôt de ses bras. Pris au piège entre les deux hommes, la créature grognait de mécontentement, se débattant telle une furie, griffant le blond sans le moindre ménagement. Le chien aboyait en harmonie avec elle, c'était un miracle qu'aucun terrestre ne soit venu vérifier la source de tout ce boucan. Connor ajusta sa prise sur son arme s'apprêtant à frapper la créature en plein cœur, lorsque la porte derrière lui s'ouvrit. Il n'avait pas besoin de se détourner pour savoir qu'il s'agissait de son frère. Le brun était soulagé de l'avoir à côté de lui, c'était comme si un poids s'était soudainement retiré de sa poitrine. Il n'avait plus qu'à achever le métamorphe et tout serait fini.

Plus facile à dire qu'à faire... Profitant de l'accalmie qu'offrit l'arrivée de son parabataï, le démon en profita et planta son pied dans le ventre du frisé, le repoussant violemment, son dos finissant sa course contre la porte derrière lui. Il se débattait avec d'avantage de force, hurlant à la mort, émettant de drôles de sons dans sa langue démoniaque. Connor se remit en position, certain qu'il parviendrait à se libérer de l'emprise du blond, lorsque ce dernier lui trancha soudainement la gorge, avec un couteau sorti d'il ne savait trop où. Les gargouillis étranglés que la créature ne pouvait plus qu'émettre ne semblaient pas s'éteindre. Cependant, son frère n'attendit pas qu'ils se taisent : d'une frappe chirurgicale, il planta la lame de sa propre arme séraphique dans le cœur du métamorphe et ce dernier disparu dans un nuage de fumée noire...

Cette fois, Connor était réellement surprit. Il regarda Ezra dans les yeux et remarqua la légère lueur verte qui brillait à leur surface. Le frisé n'avait pas la prétention de le connaître, et après tout, son geste aura permis à Zachary de saisir l'opportunité d'en finir avec ce monstre, mais pour quelqu'un peu familier du monde caché, il ne l'aurait jamais cru capable de..."trancher la gorge d'une gamine". Même si, en l'occurrence, ce n'était pas elle.
Il abandonna sa position défensive, décontractant les muscles de son corps avant de s'adosser au mur derrière lui, soupirant. D'un geste, il rangea sa lame à l'intérieur de sa veste et fit couler son regard sur la petite assemblée présente dans la pièce.
« Joyeux Noël qu'ils disaient... » soupira-t-il.
« Ouais, ou yippee-ki-yay, sale conne de jumelle démoniaque... » enchaîna la jeune fille, livide comme le vampire à côté d'elle.
Ses yeux s'attardèrent sur ceux de la gamine, et il soupira plus longuement : qu'est-ce qu'ils allaient bien pouvoir lui raconter pour lui expliquer ce qu'elle venait de voir...

Elle ne mit pas longtemps avant de déballer aux pieds du suceur de sang l'entièreté du contenu de son estomac, tachant ses pompes dans un écœurant gémissement.

Et merde...

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I will die for you
« Thy people shall be my people, and thy God my God. Where thou diest, will I die, and there will I be buried. »
Connor Nightingale
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Allégeance : L'Enclave, la famille Winterscar
Parabatai : Zachary Winterscar
Armes : Double-dagues, poignard séraphique

Origines : Américain
Âge : 26 ans
Métier : Chasseur shadowhunter
Résidence : A l'Institut de la New Orléans
Orientation : Homosexuel
Statut civil : Célibataire
Généalogie : Jim Nightingale | père
shadowhunter en cavale après sa trahison en juillet 2011.

Sully Nightingale | mère
exécutée pour trahison.

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Lun 15 Mar - 20:17


I guess that Santa’s busy,
‘Cause he’s nevers come around.

Event de Noël Nous naissons seuls, nous vivons seuls, nous mourons seuls ; il n'y a qu'à travers l'amour et l'amitié que nous pouvons, l'espace d'un instant, créer l'illusion que nous ne sommes pas seuls. — Orson Welles.

☾ ⋆  ☾ ⋆ ☾ ☼ ☽ ⋆ ☽ ⋆ ☽

Zachary, toujours, repose sur le sol froid et disgracieux, démuni de cette dignité si propre aux Winterscar. Son bras repose encore contre son torse, mouvement inconscient de protection face à une menace invisible, mais il ne s’en rend pas compte sur le coup – bien trop intéressé par la forme chapeautée qui s’échappe et son parabatai sur ses traces. Il hoche la tête d’un air absent à l’adolescente qui, à l’instar de sa mère, lui demande s’il va bien. Bien sûr qu’il va bien, juste un peu secoué. Simplement, une réponse verbale, n’est pas ce qui lui vient le plus naturellement du monde lorsqu’il est dans une telle position de vulnérabilité. Agacé tant par sa propre réaction, que l’attention qu’il semble attirer.  

Ce qui le sort finalement de sa bulle de frustration, c’est cette sensation humide contre sa peau, et ce souffle chaud qui vient caresser son cou, qui d’abord le fait sursauter légèrement de surprise, mais lui réchauffe immédiatement le cœur. Zak a toujours aimé les chiens, et s’il n’est pas vraiment coutume chez les shadowhunters d’adopter des animaux de compagnie, par manque de temps et de place, il se rappelle encore de celui qu’ils ont un jour ramené à l’Institut avec Connor, après l’une de leurs premières missions non supervisées quand il avait quinze ans. Les deux adolescents l’avaient trouvé dans une benne à ordures derrière un restaurant, en train de manger des déchets. Poussés par leur volonté inébranlable de vouloir aider chaque âme qui vive sur cette terre, et probablement une naïveté juvénile toute aussi grande, ils ont décidé de le cacher dans leur chambre et lui apporter secrètement de la nourriture. Il se souvient de la leçon que lui a donnée son père quand il a découvert le pot aux roses presque une semaine plus tard. Sa mère aussi était furieuse, même si aujourd’hui la situation prête plutôt à sourire. Et pourtant c’est elle qui s’est suffisamment laissée attendrir pour leur apprendre que les terrestres ont des associations qui s’occupent des animaux abandonnés, pour leur permettre de trouver un foyer convenable.

Zak passe une main affectueuse dans la fourrure blanche du berger blanc, juste sous son oreille - à la jonction entre son cou et son épaule. Le chien qu’ils ont sauvé ressemblait beaucoup à celui-ci, plus jeune et bien plus petit. Et même lorsqu’il est tiré loin de lui, l’animal lui lance un dernier regard d’encouragement, crevant de sincérité. Les chiens, sont des créatures nobles et loyales, des êtres qui savent aimer plus qu’ils ne s’aiment eux-mêmes - prêts à se sacrifier pour leurs êtres chers. Jamais ils ne mentent, fidèles jusqu’à leur dernier souffle – contrairement aux hommes et tous leurs cousins du monde obscur. C’est pourquoi il se sent plus proche d’eux, et a plus de facilités pour communiquer avec de manière générale.  

Ce fut rapide, mais cette petite parenthèse aussi furtive soit elle, le sort de sa torpeur – comme un électrochoc qui le pousse à s’activer de nouveau. Zak se relève et se nettoie grossièrement, les yeux fixés sur son ami qui disparaît dans la foule. Il se rapproche de Laureen, pas de trop, mais suffisamment pour éviter les auditeurs indésirés - et pour ceux qui ont l’ouïe particulièrement fine alors ses mots se perdront de toute manière dans le brouhaha général.  

On a un sorcier mort dans un local, il explique sérieusement. Puis après un regard furtif autour d’eux pour s’assurer que personne ne leur porte trop d’intérêt, il tend les trois morceaux de papiers qu'il a récupérés plus tôt à son commandant. Il avait ça sur lui.

Les trois photos sur lesquelles on déchiffre clairement les visages de Amandja Washington, Oskar Petersen et Laureen Winterscar. Maintenant que le démon se sait découvert, et qu’il est traqué, autant mettre sa mère dans la confidence. Mais s’il reste assez évasif - il n’a pas le temps de faire un rapport complet de la situation, il ne peut empêcher le flot de questions qui viennent tirailler son esprit. Si beaucoup de shadowhunters se contentent d’être de bons et loyaux soldats, qui font aveuglément leur travail et chassent les démons sans vraiment réfléchir, Zachary est taillé du même bois que feu son père : il est un penseur. Peut-être un peu trop. Ainsi, il cherche désespérément comment, et pourquoi ce sorcier a fait entrer ce démon - qui l’a immédiatement assassiné. Ils doivent forcément avoir eu une aide extérieure, sans quoi la créature n’aurait plus de raison de poursuivre sa mission. Par ailleurs avec le bouclier angélique il n’aurait jamais pu ouvrir un portail pour le métamorphe - ce qui doit correspondre au moment où le courant a été coupé. Mais quel est le véritable objectif de cette mission suicide ? Et qui peut avoir orchestré tout ça ? Le seul leader du monde caché absent des clichés peut-être ? Non, l’archer en doute : Silas sait mieux couvrir ses traces, il est bien plus vicieux. Alors pourquoi est-ce le seul absent ? Est-ce qu’il y a un rapport avec ce démon majeur, qui rôde en ville, ou tout simplement des retombées isolées de cette menace démoniaque générale grandissante ? Est-ce seulement dû à l’un de ces monstres pour commencer ? Toutes ces questions, cependant, devront attendre une enquête un peu plus poussée pour trouver leurs réponses. Et pour l’heure, il y a plus urgent, comme neutraliser le danger immédiat... Danger que son frère et ami a pris en chasse.

Je dois rejoindre Connor, il indique pressé à celle qui l’a élevé, avant de prendre congés sans vraiment savoir si elle les suit.  

Lorsqu’il franchit le pas du couloir qui mène aux quartiers du staff, là où il a précédemment vu disparaître son parabatai, le premier réflexe du néphilim est de sortir sa stèle pour tracer sur le dos de la porte une rune de protection afin d’éviter la présence de terrestres indésirables dans l’équation ; puis de préparer son poignard séraphique. Il ne lui faut pas longtemps pour comprendre où se déroule l’action, à en juger par les sons qui s’échappent d’une salle un peu plus loin.  
Le spectacle qui l’attend, cependant, n’était pas à prévoir. A peine a-t-il franchi l’entrée que Connor le frôle dans sa course effrénée en direction de la porte qui claque dans son dos. En face de lui, un homme d’à peu près sa taille, au regard vert significatif, égorge une gamine... qui a curieusement les mêmes traits que celle qui se réfugie derrière le vampire un peu trop familier. Zak réagit au quart de tour, comme il lui a été enseigné : sans la moindre hésitation il plante sa lame dans le cœur du métamorphe en train de gazouiller, qui part instantanément dans un nuage de fumée noire - pour s’assurer de terminer proprement et rapidement le travail.  

Pourtant, si son aîné profite de l’accalmie pour détendre ses muscles et s’adosser au mur adjacent, Zak n’abandonne pas une seconde sa posture défensive : il y a toujours un loup-garou dans la pièce, qui semble particulièrement énervé. Et pour ce qu’il en sait, il est possible pour lui de perdre le contrôle sur son côté démoniaque. Il y a toujours une âme innocente, à protéger dans la pièce. Silencieusement et sans prendre part aux rapides échanges verbaux qui circulent dans la pièce, l’archer se déplace de manière à se trouver juste à côté de la jeune fille choquée qu’il reconnaît comme celle qui lui a demandé s’il allait bien un peu plus tôt, et du chien tout aussi apeuré qui tente de se réfugier entre ses pieds et ceux de Hayward. Il ne dit pas un mot, il reste simplement ici, au cas où il faudrait réagir, au cas où il faudrait protéger la terrestre dans l’histoire. Connor l’a rejoint dans sa garde, il s’est placé entre l’adolescente et le lycanthrope – telle est la dynamique de leur duo : il est le backup tandis que son plus cher ami se place naturellement comme premier rempart au corps-à-corps. Il laisse ainsi à Connor tout le loisir de calmer le jeu verbalement, de tenter de défaire toute cette tension qui règne dans la salle.  

Du moins, il en aurait probablement eu l’occasion, s’il n’avait pas été pris de vitesse par la remontée gastrique de la terrestre. Quand l’adolescente vide le contenu de son estomac sur les chaussures du vampire, Zak aurait presque souri dans d’autres circonstances – il ne l’a pas volée celle-là. La diva ne se prive d’ailleurs pas pour faire savoir au monde entier à quel point son sort lui semble injuste, et d’autres mots sans réels sens qui font partie de ce rôle qu’il aime tant interpréter. Mais Winterscar n’est pas amusé. Pas quand il sait que la jeune fille est en état de choc, qu’il peut voir la peur et l’incompréhension flotter dans son regard vide. Le garçon a le visage fermé, mais ça ne veut pas dire qu’il est insensible, ce serait même bien le contraire. Mais quand il s’apprête à tenter quelque chose pour lui venir en aide, percer les affres de sa détresse évidente, il est une fois de plus pris de vitesse – situation que personne dans cette pièce n’aurait pu prédire, du moins il lui semble.  

Lorsque la gamine fait un pas en arrière pour s’accrocher instinctivement au bras du vampire, ce dernier arrête de geindre presque immédiatement et revient tout doucement vers la terrestre, à laquelle il pose une main sur l’épaule. Kurt attrape le regard de la jeune fille aussi blême que lui et lui parle tout doucement... Presque comme... S’il se souciait réellement de quelqu’un qui n’est pas lui-même ? Cette sincérité dans ses mots, c’est une intonation qu’il ne lui connaissait pas, non pas qu’ils se connaissent particulièrement. Et ses mots fonctionnent. La jeune fille commence doucement à se calmer, à ajuster sa respiration et reprendre des couleurs. Zak sait ce que fait l’enfant de la nuit : il l’hypnotise. Une attention qui le surprend tant par sa bienveillance que par l’aspect gratuit et désintéressé du geste – qu'il ne comprend pas vraiment de sa part.  

Hé, hé, tout va bien. Ton frère ne va pas te faire de mal, qu’il la persuade.

Zak lève les yeux sur l’incriminé. Son frère, donc. Ce qui change la donne, et explique le brusque changement de comportement du lycanthrope dès qu’il a vu la même chose que lui dans les yeux de sa cadette. Sur le coup l’homme lui semble plus vulnérable que menaçant, en l’espace d’un instant. Alors Zak baisse la garde, juste une seconde. La tension n’est plus la même à présent, il n’y a plus ce danger qui plane comme une menace silencieuse, juste la tristesse, les regrets et... la douleur, peut-être. Visiblement, il ne reste plus que le drame familial à venir, alors que tombent les masques au sein de la fratrie. Le démon est en cendres, la terrestre commence à reprendre doucement ses esprits et de toute évidence le loup-garou n’est pas prêt à lui faire le moindre mal.

Cette fois-ci, le chasseur d’ombres soupire et range son arme, détend ses muscles pour s’échapper sur un côté de la pièce - peu enclin à prendre part aux conversations à venir. A la place il s’accroupit vers le berger blanc, lui aussi assailli par ce besoin d’être rassuré, et passe une main devant son museau, puis dans son encolure – lui rend à sa manière le réconfort qu’il lui a offert un peu plus tôt.  

Et pour sa part, le canidé à deux pattes, tente de prendre la fuite.



Codage par Magma.

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Zak Winterscar
Zak Winterscar
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Alignement : bon
Allégeance : enclave ; winterscar
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Armes : arc, lames séraphiques

Origines : euro-américain
Âge : 25 ans
Métier : chasseur ; prof. d'arc
Résidence : l'institut
Orientation : asexuel (hétéro)
Statut civil : célibataire
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(✞) gabriel silverguard - grand père
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(✞) kayden winterscar - père
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Anecdotes : parle couramment anglais et français ++ bonne maîtrise de l'italien et de plusieurs langues démoniaques ++ phobie moins prononcée face aux enfants ++ aime les chiens

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Ven 21 Mai - 12:05




Laureen reprend son air calme et posé. Connor et son costume rouge sont bien partis en direction de la menace. Il est temps de faire à nouveau la potiche pour garder les invités calmes.

Les serveurs fourmillent autour de la zone de catastrophe, à la manière d’une colonie de mouches sur un fruit trop mûr. En quelques instants, le sol est aussi propre que celui d’une salle de chirurgie. Laureen remercie discrètement le responsable du service et reporte son attention sur son fils, maintenant très occupé avec un chien. Un chien? Qui amènerait un chien à une réception de Noël? Encore une curieuse idée d’un invité original, sans nul doute.

La directrice n’a pas le temps de s’appesantir sur la question. Zach lui glisse à l’oreille les dernières informations recueillies sur le métamorphe. Quelques secondes de plus, et les clichés des cibles du démon se retrouvent entre ses mains. Le dirigeant des loups garous, le plus grand sorcier du coin et elle-même? Qui pourrait avoir intérêt à les cibler? Et avoir recours aux services discutables d’un démon? Surtout au point de sacrifier un homme de main… Enfin un sorcier de main, en l’occurence…

Alors que Zachary reprend sa traque, sa mère l’encourage avant de prendre la direction des commodités. Sur son chemin, elle s’excuse avec un sourire poli auprès de toutes les personnes qui tentent d’obtenir son attention. “Mon poudrier m’appelle”, répond-t-elle aux plus pressants.

Le trajet jusqu’aux toilettes pour dames se révèle plus laborieux qu’un bon combat avec un démon. Arrivée à destination, elle s’enferme dans une cabine et pousse un soupir de soulagement en s’adossant à la porte. Certains diraient que s’isoler dans les toilettes alors qu’on se sait la cible d’un meurtrier surnaturel est une très mauvaise idée. Laureen répondrait à ces pessimistes qu’une dame bien préparée a toujours dans sa pochette de soirée de quoi faire face à toutes les situations. Puis elle sortirait son poignard séraphique. Ou son tube de rouge à lèvres, si le pessimiste est un humain.

Laureen ferme les yeux quelques secondes. Se concentrer, la situation est sérieuse. Les yeux de nouveau sur les photos, la directrice d’institut réfléchit. Le bouclier angélique aurait dû prévenir toute attaque démoniaque sur la soirée, la personne qui a fait entrer le métamorphe devait savoir comment le désactiver. Ce n’est certainement pas le sorcier mort, il n’a déjà pas été capable de tenir son démon invoqué en laisse. Non, quelqu’un d’autre, de plus puissant, de plus retort est derrière tout cela. Une petite voix tout au fond de la tête de Laureen hurle “Jiiiiiiiim!”. Elle l’ignore en secouant la tête. Le néphilim renégat n’est pas la cause de tous les problèmes de l’univers, elle ne peut se permettre de passer à côté du coupable réel en mettant tout sur le dos de Jim. Mais les faits sont là. Silas, le leader des vampires, ne fait pas partie des cibles officielles du métamorphe. La conclusion facile serait d’en déduire qu’il est le commanditaire, mais quelqu’un d’assez mauvais et manipulateur pour faire invoquer un démon à un sorcier incapable de le contrôler, et de faire en sorte que le démon en question maintienne sa mission après la mort de l’invocateur ne peut avoir laissé de piste aussi évidente à suivre pour le retrouver. Le commanditaire réel de ce triple meurtre est donc quelqu’un qui a des raisons de mettre tout cela sur le dos des vampires. Jim.

Laureen se fustige. C’est trop facile, comme conclusion! Et puis, le commanditaire a forcément eu un contact avec le démon après la mort du sorcier pour s’assurer que le contrat était maintenu! Jamais Jim ne pourrait mettre les pieds dans une telle soirée sans que personne ne le reconnaisse. Peut être est-ce un mauvais tour des faes? Quel intérêt auraient-ils à déclarer la guerre à l’institut, aux sorciers et aux loups garous? Un sous-fifre de Jim n’aurait-il pas plutôt fait le sale travail pour son maître? Mais qui? Ce soir, dans la salle, des centaines de visages inconnus ont défilé devant Laureen. Comment savoir qui peut être le responsable? Un humain, une créature obscure? Qui?

Un bruit sourd fait sursauter Laureen et trembler le mur. Il semble que dans la pièce à côté, un corps à corps intense ait lieu. Dans la zone réservée au personnel. Bagarre alcoolisée ou ébats intenses? Laureen sort de sa cabine avec la ferme intention d’en savoir plus. Elle aura le temps de revenir plus tard sur les événements de la soirée, et de réfléchir aux pistes potentielles avec Connor et Zachary. On réfléchit toujours mieux à plusieurs.

Passé la porte marquée “staff only”, les bruits de lutte se font plus intenses. Une bagarre, donc. La rune tracée sur l’une des portes lui indique la direction à prendre. Avec un sourire bref, Laureen reconnaît le tracé propre et soigné de son fils. Un futur grand homme, à n’en pas douter. Dans une seconde de réflexion, avant de passer la porte, Laureen se rappelle qu’elle est peut être la cible d’une des personnes présentes de l’autre côté de la porte. Mais non, Laureen Winterscar n’a pas pour habitude de se cacher du danger. Non, son genre à elle, c’est de foncer protéger les autres. Si elle doit prendre un coup, pourvu que ce soit à la place de quelqu’un d’autre. De plus, les bruits provenant de la pièce se sont calmés, avec un peu de chance l’un des garçons a déjà éliminé la menace.

Laureen tourne la poignée et fait un pas en avant pour tomber nez à nez avec un homme visiblement amoché, du sang sur le tee shirt - un tee shirt pour une soirée de Noël, non mais franchement... - et un air peu engageant sur le visage. Elle balaie rapidement la salle de stockage des yeux, repérant son fils, Connor, un jeune homme et une jeune fille dans le fond, quelques étagères vides, un carton abandonné dans un coin et surtout le petit tas de cendre au milieu de tout ça.

- Que s’est-il passé, ici?

Laureen Winterscar
Laureen Winterscar
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Alignement : Bon
Allégeance : Aux shadowhunters et à la justice
Origines : Françaises et américaines
Âge : 46 ans
Métier : Directrice d'Institut
Résidence : L'Institut de Nouvelle-Orléans
Statut civil : Veuve
Généalogie : Fille de Gabriel et Janet Silverguard
Veuve de Kayden Winterscar (décédé)
Mère de Zachary et Alison (décédée)
Anecdotes : Laureen a un faible pour le chocolat noir, l'organisation des fêtes (parce qu'elles rassemblent et apaisent le temps d'une journée) et les livres de médecine douce.
Playlist : Laureen a suivi un enseignement de pianiste dans ses jeunes années, mais elle n'a jamais été très douée en la matière. En revanche, elle adore entendre d'autres personnes jouer de cet instrument.

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Lun 12 Juil - 21:57
 

 
I guess that Santa’s busy,
‘Cause he’s nevers come around.

Event Noël Presents for the children wrapped in red and green, all the things I've heard about but never really seen. No one will be sleeping on the night of Christmas Eve, hoping Santa's on his way.

☾ ⋆  ☾ ⋆ ☾ ☼ ☽ ⋆ ☽ ⋆ ☽

Terreur, panique. Confusion. Les phéromones, comme un délicieux parfum macabre, chatouillent les narines affûtées du suceur d’hémoglobine - réveillent ses sombres instincts de prédateur.  Il est coutume chez certains terrestres de penser que les vampires sont des êtres de pierre formés, aussi froids et rigides que le marbre des stèles qui les ont un jour couronnés ; ombres de la nuit incapables de ressentir la moindre étincelle de vie qui jadis remplissait pourtant leurs veines. Rien n’est plus faux. Si leurs sens sont exacerbés, il en va de même pour toutes ces émotions qui les animent : désir, colère, extase - luxure. Faim. Ils ressentent toutes ces choses avec une telle intensité, que chaque jour que leur créateur leur impose est un pas de plus vers la folie inévitable. Peu importe la volonté avec laquelle il résiste, un chasseur nocturne ressent toujours une certaine satisfaction, une excitation malsaine face à la peur d’une proie humaine, faible et vulnérable. C’est dans leur nature, ça fait partie de la malédiction - fardeau d’une interminable vie à porter. Les plus chanceux d’entre eux seulement, se voient offrir la délivrance inespérée avant que toutes ces sensations finissent par se confondre en une brume épaisse et uniforme, et qu’ils ne deviennent plus que des monstres dont la chair part en lambeaux ; plus habités seulement que par des instincts primitifs et bestiaux. C'est bien la raison pour laquelle Hayward a fui sa douce et bien-aimée Bekka durant une époque pas si lointaine, douleur qui accentue la rancœur qui croit comme une ombre au fond de son cœur éteint, lentement, chaque soir un peu plus. Car si on peut attribuer beaucoup de défauts à Kurt, naïveté et stupidité n’en font certainement pas partie.

Pourtant cette fois un sentiment de nausées accompagne le pic d’adrénaline, puisque la proie n’est pas sienne, et qu'il n’a pas l’intention de toucher à un seul cheveu de la gamine. Bien au contraire. Le musicien est encore tellement jeune, il y a encore tant de choses qui le rattachent à son humanité passée - et surtout lors d’un évènement qui lui fut autrefois si cher. Une période de l’année qui lui rappelle les jours passés, à quel point Rebecca et lui adoraient Noël : les longues nuits froides de Liverpool, à consommer leur amour adolescent devant un feu de bois ; alors qu’ils n’avaient rien d’autre que leurs sentiments passionnés et leur fougue pour vivre – et c’était suffisant pour chacun d’eux. Sa dulcinée... Chaque mémoire qui la concerne a tendance à ramener cette version expirée de Kurt hors du trou dans lequel il disparaît à mesure que tombent les feuilles des arbres.
Sans vraiment réfléchir, le dandy britannique se place entre la terrestre et la bête afin de la protéger d’un destin aussi funeste que le sien. Les yeux injectés de sang et les canines qui percent ses gencives, sous la lumière vacillante – probablement à cause de l’énergie démoniaque concentrée dans la pièce - l’enfant de la nuit dévoile son véritable visage lorsque le démon tombe à ses pieds ; les veines bleuies et la peau translucide. D’autres émotions titillent ses pulsions naturelles, plus fortes encore que l’appel de la chasse et du sang – le poussent à embrasser pleinement sa part d’ombres, le prédateur qu'il est réellement. Le danger. Et peut-être aussi un soupçon de crainte : ici, ils sont tous des proies, et il déteste cette idée.
Le vampire gronde, posture agressive et visage menaçant, bien qu'à l'exception de quelques coups gracieusement distribués il garde ses distances. Il y a déjà un tank pour régler le compte du sans-âme. Par ailleurs il y a cette voix en son fort intérieur, qui lui dit de se tirer au plus vite ; qu’il est encore temps de sauver ses fesses : c’est après tout ce qu’il fait d'habitude lorsque les choses se gâtent, égoïstement. Il ne porte pas de collants, pas de cape – il n’a jamais prétendu être un héros ou un joli cœur qui doit sauver le monde, alors pourquoi il se mouillerait dans une situation qui leur échappe, dans laquelle il n’a rien à voir pour commencer ? Il en a déjà bien assez fait à son goût, bien plus que la majorité des gens piégées dans le bâtiment dans tous les cas, c'est un fait. Pourtant il reste en place, crache son venin face au monstre tout en coinçant la gamine dans son dos.  

Les actions s’enchaînent, la transformation, les néphilims qui se ramènent ; le démon qui part finalement en fumée sous leurs yeux. Et puis, le silence, pesant et assourdissant, qui gronde comme un bombardier durant la guerre. Il faut bien un couple de minutes pour que Kurt commence à baisser la garde, à reprendre une apparence légèrement plus humaine alors que se calment ses pulsions. Son acte de non lâcheté, pour ne pas parler abusivement de bravoure, se voit récompensé non pas par un merci dont il se serait contenté - mais uniquement par le contenu d’un estomac retourné. Parfaitement tartiné sur ses Docs Marteens trop usées.

You must be kiddin’ !, il souffle, les bras au ciel. Puis un index accusateur pointé vers les poids lourds qui lui font, il ne s'arrête pas sur cette politesse. De tous les endroits dans ce trou, elle choisit mon cuir tanné... Vous savez depuis combien de temps je porte ces godasses moi ? Je vais vous le dire, vous portiez encore tous des couches-culottes - à part peut-être l’autre balourd là, qui devait se battre contre son acné et sa voix qui mue... Je vous jure que l’un d'entre vous va recevoir la facture, et dites-vous bien je compte pas me gêner pour ajouter la valeur- La demoiselle sans vraiment entendre ses jérémiades, recule machinalement plus près de lui, lui fait perdre le fil de sa phrase lorsqu’elle s’agrippe à sa manche, désespérée. -...sentimentale à la note, le vampire termine sans plus de convictions. Il fronce les sourcils, incertain.
Kate est aussi blême que lui, le visage horrifié et les membres tremblotants alors qu’elle regarde en face d’elle, son frère. L’être qu’elle a toujours connu, comme s’il était un inconnu. Comme si, en vérité, elle ne l'avait jamais vu sous son véritable jour. Et c’est le cas. Une partie de lui s'étonne à compatir un peu avec le gars qu'il a appris à apprécier ces dernières semaines. C’est à ce moment précis que la brusque réalisation le frappe, comme un coup douloureux porté en plein dans son bas ventre, lui retourne les tripes : exception seule de l’adolescente, il n’y a que des monstres dans cette pièce - et il n’est pas seulement question de sang démoniaque. Ce qui l’écœure bien plus encore, c’est que face à la détresse évidente de la jeune fille, pas un seul d’entre eux ne daigne bouger le moindre muscle. Kurt secoue la tête, soupire. Au grand cornu les autres, au moins, de toutes les abominations dans la pièce, il y en a un qui a le pouvoir d’arranger un peu les choses pour cette pauvre gosse. Comme quoi, dans la malédiction, se cache parfois une infime part de bénédiction.

Kurt contourne la silhouette de la cadette Orchard pour entrer dans son champ de vision, pose une main délicate sur son épaule pour la forcer à concentrer son attention sur lui.  
Hé, hé, tout va bien, il essaye de la rassurer, puis se baisse à son niveau pour plonger ses yeux dans les siens. Ses pupilles se dilatent, pratiquement sur tout le carmin de ses iris ; la persuasion, lentement, fait son chemin dans l’esprit de la demoiselle. Ton frère ne va pas te faire de mal. La plupart de ses hypnoses consistent à supprimer la mémoire des gens, sur quelques minutes seulement. Mais avec un esprit aussi troublé que le sien, la manœuvre est plus délicate et lui demande bien plus de concentration. Et dire qu’un vampire comme Silas, pourrait lui faire avaler ce qui lui chante en un simple bâillement... Tu es en sécurité. Doucement, la jeune fille arrête de trembler, elle est réceptive. Maintenant qu’il est parvenu à calmer quelque peu son esprit, à la rassurer, une porte de son esprit s’est entrouverte et il peut tenter d’aller plus loin. Sans lâcher son regard au risque de détruire son filet mental et ne plus être capable de reprendre le contrôle, il poursuit sa persuasion. Ton frère t’a laissée un peu trop apprécier le vin de.. d'hiver ce soir, tout te semble si flou. Tu ne te souviens pas de ce qui s’est passé - à part quand Ray s’est entravé dans un tabouret et s’est retrouvé les pattes en l’air, ça t'a beaucoup amusée - il faut bien ajouter des détails pour que l’histoire lui semble plus réelle. Tu as eu besoin de dormir un peu, un employé t’a ouvert le local pour t’isoler du bruit.

Cette fois les mots trouvent complètement leur chemin jusqu’à son esprit, et Kate glisse dans ses bras, s’endort dans un lourd sommeil nécessaire et curatif. Il la dépose doucement sur le sol pour ne pas la réveiller. Dans quelques heures, tout ce qui vient de se passer sous ses yeux, se sera évaporé tout comme son double diabolique dans les mains des trois mousquetaires sans chapeau.
Le vampire renifle, nettoie du dos de sa main un mince filet rouge qui s’échappe de sa narine ; observe comme hypnotisé le cramoisi qui couvre maintenant sa main – c'est bien la première fois en plusieurs décennies.

Que s’est-il passé, ici ?
Kurt sursaute. Ayant fait abstraction de son entourage, il n’a entendu ni la tentative de repli de son molosse favori, ni l’entrée de Laureen Winterscar. Mais maintenant, il est bien conscient de sa présence... Oh que oui.
Que s'est-il passé... QUE S’EST-IL PASSE ?! il s’indigne. C'est bien la question que je vous pose, madame la directrice !   
Hé ! Attention à qui tu t’adresses Hayward !
Kurt croise les bras, se redresse bien en face de la guerrière. Génial, voilà que l'autre grand dadais veut ramener son grain de sable.
Oh mais je sais exactement à qui je m’adresse. Il me semblait que vous, les ô si dignes néphilims, vous placiez en protecteurs des terrestres, et tout autant des downworlders ? Que c’était même sur cette noble quête que reposait vos si précieux accords, il ajoute à lui-même, si peu désireux de se vendre : aux yeux de tous il n’est qu’un pauvre pion inoffensif, un peu bêbête qui fout la paix tant qu’on le laisse faire mumuse sur sa basse. Alors comment ça se fait qu’on se retrouve à tailler le bout de gras avec un démon, dans un rassemblement dont VOUS êtes les instigateurs ? Une petite mésaventure de rien du tout, qui met quand même en danger tant les donwworlders que les terrestres ! Il ne peut imaginer à quel point il aurait été affligé s’il était arrivé quoi que ce soit à Richard.  

Kurt soupire, reprend un peu son calme. S’il baisse d’un ton, sa voix n’en est pas moins glaciale pour autant.
Et bien, on peut dire que vous vous êtes carrément surpassés, chapeau bas pour les angelots. Sans compter que sans mon pote là, il désigne vaguement Ezra, à l'heure qu'il est, il ne resterait plus qu’un seul frangin Petersen - et pas le plus aimable je crois. Tiens, je me demande qui le big bro aurait tenu pour responsable de l’assassinat de son frère, il sourit sans humour à la réponse évidente.  
Je n’en sais rien ? Demande peut-être à ton chef pourquoi il est le seul leader qui n’avait pas sa tête à prix ce soir ?
Le vampire fronce les sourcils un peu surpris, mais hausse tout aussi vite les épaules.
Tss. Tout le monde sait que Silas ne vient pas à ce genre de réunions, et on comprend pourquoi. Ce n’était pas difficile à prévoir. Mais sois mignon et laisse les adultes parler, c’est à ta maman que je m’adressais. >siiiigh< Avec tout ça je sens que je vais avoir besoin d'une clope.
 
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Kurt Hayward
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Ft. : Landon Liboiron
Couleur paroles : #663333

Alignement : neutre
Allégeance : Silas McCormick
Armes : paroles et sarcasme

Origines : britanique / liverpool
Âge : 72 (/19) ans
Métier : réceptionniste à la patinoire, musicien et compositeur
Résidence : La mascarade / woodstock hotel
Orientation : hétérosexuel
Statut civil : célibataire
Anecdotes : ancien hippie + bassiste et chœur des spooky unicorns + initié par Paul McCartney + maîtrise un bon nombre d'instruments + accent britannique très prononcé + porte un anneau autour du cou + merdeux seulement 95% du temps
Playlist : the Beatles, the Rolling Stones, the Beach Boys, the Who, Cream, CCR, the White Stripes, Led Zeppelin

Feuille de personnage
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Agilité:
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Endurance:
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Sam 7 Aoû - 1:20


I guess that santa's busy, 'cause he's never come around
If you don’t go to Florida, then Florida will come to you...
∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵ ∴ ∵  



La blessure d’son flanc n’fut bientôt qu’un simple souvenir, bien qu’la brûlure qu’il en ressentait encore avait comme un peu d’quelque chose d’désagréablement persistant. Comme si ses chairs s’étaient refermées sur la lame, et qu’celle-ci continuait de s’enfoncer un peu plus à chaque mouvement. Sans doute un effet du sang de c’te saleté - à présent aux prises avec son adversaire d’Halloween - ou d’son foutu surin sacrificiel, qui devait avoir quelque propriété magique à la con. Pour c’qu’il en savait et c’qu’il en avait franchement à foutre, à vrai dire…
Sa fascination morbide passé, pour c’démon qui avait cru bon penser jouer sur la corde sensible, en prenant l’apparence d’sa chère petite sœur, l’adrénaline frappa d’nouveau contre ses tempes. Malheureusement pour lui, il avait misé sur l’mauvais cheval : parce que c’te nouvelle peau n’le perturbait pas plus qu’ça. Ezra-Yan savait qu’ce n’était pas elle, et en cet instant, en l’voyant effectuer un tango avec l’brun dans son costume d’père noël, la seule chose à laquelle son esprit songeait c’était qu’lui aussi voulait jouer. Après tout, à la base c’était son adversaire, et il n’avait besoin d’personne pour en venir à bout. L’gout acre d’son sang excitait toujours ses papilles - malgré l’fait qu’il soit particulièrement ignoble - titillant sa bête comme un greffier qu’on exciterait avec un laser.
Plus rien n’existait d’autre dans la pièce qu’le chasseur s’battant avec sa proie. Ses sens occultant totalement jusqu’aux aboiements d’son chien et surtout la présence d’Kate. Amorçant un pas en direction d’la rixe, celle-ci vint à lui d’elle-même, alors qu’le combattant – dont l’nom lui échappait – poussait l’démon dans ses bras. Se sentant acculé, mais pas forcément complétement coincée, la créature rua et griffa, mordant sa peau d’ses ongles sans pour autant l’faire lâcher d’un millimètre. A côté, un moustique aurait sans aucun doute eu l’même effet sur lui. L’frisé s’approcha pour mettre fin à ses gesticulations, mais il fut expédié d’un coup d’paturon particulièrement bien placé. La langue d’Ray claqua entre ses ratiches, n’se cachant absolument pas du côté moqueur d’sa réaction. Bloquant ses deux bras d’un des siens, son genou s’planta dans l’bas d’son dos, forçant sa cambrure pour couper court à toute gesticulation - lui briser les reins serait un jeu d’enfant - tandis qu’il extirpait son surin d’son étui, caché dans son dos. Le tranchant s’plaqua sur sa gorge avec une certaine délectation. Cette situation faisait doucement remonter d’vieux souvenir d’l’époque des Dogs. Celle où son grade d’sergeant at arms, comportait en petite lettre la mention d’exécuteur. L’homme n’comptait plus l’nombre d’gorge qu’il avait tranché d’cette façon, faisant toujours son p’tit effet auprès des gangs rivaux.
L’acier d’ses iris s’plantèrent comme deux lames dans celles du roquet, exposant la bestialité dont il avait toujours fait preuve, alors qu’le surin ouvrait la gorge d’la mauvaise copie, d’un geste précis et sans aucune hésitation. Cependant, ça n’sembla pas suffire car un autre gusse s’joignit à leur p’tite sauterie, transperçant sa proie qui partie en fumée. Bah merde…
Ray exhala la brume noire qui s’était infiltré dans ses poumons, écartant les bras avec une certaine déception face à cette fin un peu trop prématurée à son goût. L’bref échange qui s’en suivit entre la répartie du brun et celle plus cinglante d’sa frangine, lui frappa l’citron comme la réalité, lui rappelant sa présence dans la pièce. Comme celle du gamin - qui sembla l’voir encore comme une menace - qu’il toisa en suivant son sillage, pour s’retrouver face à un quatuor d’mauvais gout. Néanmoins, la réaction inattendue d’un des membres fit retomber en lui toute notion d’liesse, comme un vieux soufflet.

- « Joyeux Noël qu'ils disaient...  Que soupira le brun frisé mignon.
- Ouais, ou yippee-ki-yay, sale conne de jumelle démoniaque... » Que ne put s’empêcher d’ironiser Kate, tandis que son pauvre cerveau embrumé tentait de comprendre ce qu’il venait de se passer.
Elle avait dû être transporté dans la treizième dimension, ou faire un mauvais trip d’alcool. Si c’était possible ? Pourtant l’adolescente avait l’habitude des soirées foireuses avec ses frères. Quand l’orage ne frappait pas à cause de Shane et que ça ne terminait pas en affrontement, digne d’une rixe musclée de gladiateurs, Danny ramassait Ray sous la table. Parfois l’inverse, ou les deux en même temps. Mais des fois ils passaient tous quand même une bonne soirée. Elle avait l’habitude de la violence de ses ainés, surtout de celle du cadet. Mais là… là, elle ne savait pas du tout quoi en penser. Ce qu’elle devait croire...
Sans doute qu’elle allait se réveiller ! Pourtant elle adorait l’étrange noël de Monsieur Jack. Le vivre était une autre histoire…
Son estomac sembla en accord avec sa pensée, subissant un trop plein éthylique cumulé d’un manque de nourriture solide, puis de la réalité des évènements. Malheureusement, Kay n’eut que le temps de se pencher, hélas pas de viser autre chose, que les superbes Doc Martens de son protecteur de ce soir. Plaquant une main tremblante sur ses lèvres, elle marmonna un « pardon » qui fut noyer dans les récriminations de sa victime. Se redressant, la jeune fille chercha le soutient dans le regard son frère, pour lui réclamer de rentrer, et surtout d’en finir avec cette mauvaise farce. Mais son regard accrocha la tache de sang qui s’étendait sur son flanc, puis remonta sur les sillons noirs maculant son t-shirt, puis son menton. Mais ce qui la frappa le plus, fut l’expression gravé sur son visage, celle au fond de ses yeux. C’était comme si elle découvrait pour la première fois son vrai lui. Elle n’avait jamais vraiment fait attention, quand ses parents lui disaient de se méfier, comme ils le faisaient avec les chiens de la maison. Pour elle, Ray était plus proche du cabot de garde que du grand méchant loup. Mais avec ce qu’elle venait de réaliser qu’il avait vraiment fait, et ce qu’elle avait devant les yeux, cette comparaison lui sembla bien faible. C’était comme si l’adolescente venait de découvrir que le monstre qui vivait sous son lit, depuis ses couches, et hantait ses pires cauchemars, existait vraiment. Et qu’il se trouvait juste en face d’elle. Alors pour la première fois depuis seize ans, Kate craignait réellement son frère.
Cette peur s’infiltra dans ses veines et rampa sous sa peau, qui devint soudainement aussi froide que celle à laquelle elle s’accrocha, sans se douter une seule seconde que Kurt Cobain n’était pas en reste côté cauchemardesque. Puis ses perceptions s’embrouillèrent. Elle reculait dans ses bras et la seconde d’après, Kate se trouvait à plonger à pied joint dans le fond de ses pupilles. Ses mots firent immédiatement sens pour son pauvre cerveau embrumé. Parce que si en cet instant sa tronche de film d’horreur lui donnait envie de partir en courant, elle savait qu’il ne lui ferait jamais de mal. Pas celui qui la veillait, alors qu’elle étant encore dans le ventre de leur mère.
- « Evidemment que j’le sais, andouille de grunge, c’est mon frère. » Qu’elle lui lança d’une voix vaseuse.
Ou peut-être pensait-elle lui avoir dit ? Au point où elle en était, la jeune fille ne savait plus trop. A part que ses bras lui semblaient diablement confortable…

Ezra-Yan ne comprenait pas trop c’qui se passait, hormis l’regard d’sa sœur qui lui hurlait la crainte qu’il lui inspirait en plein visage, en plus d’se réfugier dans les pattes du cadavre ambulant. C’sentiment qui l’grisait autant qu’une prise d’héro, chez tous ceux qu’il pouvait croiser, lui faisait l’effet d’une douche froide - avec glaçons et seau dans la gueule - venant d’sa cadette. Une personne comprenant parfaitement les émotions, aurait parfaitement identifié c’sentiment d’rejet qu’il sentait lui serrer la gorge. Cependant, il n’y avait bien qu’la colère – seule chose qu’il savait vraiment identifier – qui reprit l’pas sur tout l’reste. Surtout lorsque les deux emplumés firent bloc devant lui, comme s’il pouvait la mettre en pièce sans l’moindre scrupule. Ses sourcils s’froncèrent et il fit un pas en avant en voyant sa sœur s’écrouler dans les bras du vampire. Mais l’frisé trouvait d’bon goût d’jouer les durs pour l’empêcher d’approcher plus, tandis qu’l’autre trouvait plus d’intérêt pour son clebs. C’était comme ça du coup ? Maintenant qu’la vilaine créature était morte, c’était lui l’méchant d’l’histoire ? Parfait ! Ça lui allait comme ça. Ecartant les bras, il renifla d’un air dédaigneux à son attention.
- « T’as vraiment l’look Coco. » Qu’il lâcha moqueur avant d’tourner les talons, plantant tout l’monde.
Finalement sa mémoire n’semblait pas avoir zappé son prénom…
Et visiblement Kurt s’en sortait bien mieux que lui, il pouvait bien l’laisser faire. Cependant sa retraite fut coupée par l’arrivée d’un énième larron. Ça commençait vraiment à tourner comme un mauvais sketch… L’homme toisa d’toute sa hauteur, la femme qui s’présenta à lui. En d’autre circonstance, il en aurait bien fait son diner, parce qu’la vue n’était franchement pas dégueulasse. Mais là, la seule chose pour laquelle il avait envie d’lui passer dessus, c’était pour s’barrer de c’te putain de pièce à la con. Cependant sa question sonnait comme quelque chose d’foutrement ironique, dans un coin d’sa caboche, bien qu’il n’sache foutrement pas qui elle pouvait bien être.
Le loup écouta vaguement l’échange houleux entre Kurt et l’autre gamin monté sur échasse, ne s’sentant pas franchement concerné par l’affaire. Surtout depuis qu’son punching-ball s’était littéralement évaporé, et qu’sa frangine comptait les moutons. Cependant, il n’se retint pas d’cracher par terre l’goudron qu’il avait encore d’coincé entre les ratiches, lorsque le vampire l’désigna vaguement.
Voilà pourquoi maintenant il esquivait les fêtes en famille. Ou s’contentait d’les passer avec une des filles d’Mary May. Ou bien une dose d’n’importe quoi et la veuve poignet. Ça suffisait toujours à passer une très bonne soirée. La prochaine fois, il songera à envisager d’vérifier s’il pouvait encore crever d’une overdose…  
- « En gros, vous êtes clairement à chier pour vos sauteries festives. Qu’lâcha l’anglo-serbe largement lassé. Vous d’vriez envisager des escapes games, façon survival horror. Ou mieux, des murders party avec meurtre réel. On s’fendrait bien plus la gueule. »
Attrapant l’bas d’son t-shirt, il finit par s’essuyer l’menton et referma sa veste pour la forme. Sa colère sembla être quelque peu retombée, comme si l’coup d’sang du vampire avait absorbé la sienne. Mais quelque chose lui disait qu’elle n’allait pas tarder à repointer l’bout d’son tarin, alors qu’il s’ravisa d’sa fuite pour aller récupérer sac à puce, nid à emmerde et faire comme dans l’infanterie. Parce qu’il en avait vraiment sa claque de c’te clique qui ramenait leur fraise, comme les putains d’roi d’la fête. Malheureusement, son air peu avenant se heurta à un des princes du bal. A croire qu’celui-là était destiné à lui broyer les gonades depuis halloween. Hélas, l’homme n’était absolument pas d’humeur.
- « Bouge. Qu’il lui souffla en plein visage, avec l’air et l’ton d’celui prêt à lui faire sauter l’ciboulot comme un bouchon d’champagne. Ou j’te claque l’baigneur, plus façon dominatrice qu’daronne. Et ce sera plus moche qu’la dernière fois. »
Façon retournée sur la cuisse, déculotté, claqué. Rien que d’y penser, l’son d’sa pogne rebondissant sur son derrière rougit, lui faisait encore plus plaisir, qu’de songer d’nouveau au goût d’ses lèvres sur les siennes. Et pourtant, d’ça il en avait un souvenir pour le moins assez imagé.


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Ezra-Yan Orchard
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Ft. : Andy LaPlegua
Couleur paroles : #66cccc

Alignement : Neutre
Allégeance : à sa famille et ses amis proches. Sinon il reste très solitaire et indépendant.
Meute : Aucune. Il ne les porte pas particulièrement dans son cœur.
Armes : Un couteau à papillon, qu'il a tout le temps sur lui

Origines : Anglo-americano-slave. Il est natif de la ville de Gainesville en Floride.
Âge : 39 balais
Métier : Assistant mécano et éducateur canin
Résidence : En colocation dans le quartier du Fulton Street, avec son meilleur ami Toma Chatfield
Orientation : Hétéro, la plupart du temps...
Statut civil : Célibataire.
Généalogie : Il est le troisième d'une fratrie de quatre enfants.
Composé de l'aîné Shane, avec lequel ce n'est pas l'amour fou. Danny, le deuxième, qui l'a employé dans son garage. Kate (dit "K"), la cadette de 16 ans, vivant avec ses parents en Floride et adorant faire tourner ses frères en bourrique.
Anecdotes : Ray est natif de Gainesville en Floride ◙ Il a fait quelques séjours en centre de détention juvénile, en compagnie de Shane ◙ Son aîné ne l'a jamais suivit en taule, lui commence à bien connaître le concept ◙ Il a fait quelque séjour dans l'aile psychiatrique des prisons où il a séjourné, pour de violente agression à main nu contre détenu ◙ Il a fait partit d'un gang de bikers il y a quelques années en tant que Sgt at arms

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Agilité:
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Endurance:
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